« La nature a horreur du vide. » C’est ainsi que Marc Jalabert, responsable de la division Plateforme et Ecosystème de Microsoft France, tentait l’autre jour de m’expliquer pourquoi une centaine de partenaires – y compris bon nombre de ‘coopétiteurs’ – se presse aux TechDays au Palais des Congrès de Paris, pour y tenir salon. De fait, il n’y a plus vraiment de grand salon généraliste, et Microsoft France a su montrer l’année dernière, lors de la première édition de ces TechDays, qu’on pouvait attirer des foules moyennant un programme technique bien maîtrisé et un coût d’entrée nul. (L’événement est même victime de son succès : on s’y presse, on s’y bouscule, et on est refoulé à certaines sessions. Vivement les webcasts !)
Car voilà la seconde raison : on peut ici, sans bourse délier, approfondir ses connaissances sur un vaste ensemble de technologies (Microsoft ou très liées à l’univers .Net, bien sûr, faut pas déconner, non plus). Plusieurs experts étrangers font en effet le déplacement à Paris, et c’est l’occasion rêvée de discuter avec eux. Citons par exemple Erik Meijer ou Don Syme. Et en France, quelqu’un comme Jean Ponce (qui bosse sur un projet lié au partenariat Inria-Microsoft), dont la session promet d’être intéressante. Citons aussi, côté Français, les experts de DotNetGuru (Sébastien Ros, Sami Jaber, Didier Girard…).
Mais la qualité technique ne tient pas, et de loin, à la seule présence de ces noms connus. Car à la différence de nombre d’éditeurs présents en France, Microsoft compte en interne un grand nombre de techniciens, des gens qui connaissent les produits et ne se contentent pas de passer des messages marketing. Quoiqu’on puisse penser de Microsoft en tant qu’éditeur, je tenais à saluer ces personnes-là, et la volonté de la filiale française de s’ancrer dans le réel, et de travailler avec les communautés d’utilisateurs.
Pour tâter un peu moi-même de la mise en place de conférences techniques (le Forum SOA), je sais combien la tâche est difficile. Donc avant de critiquer le contenu, je tenais à ce préambule
Bon évidemment, après un billet comme ça, je vais me faire taxer de pro-microsoftisme. Donc qu’on se détrompe, je peux dire du bien des gens (par exemple dire que Bernard Ourghanlian est un puits de science) tout en critiquant leur discours quand ça le mérite (en l’occurrence quand le même Bernard Ourghanlian explique le passé, le présent et le futur de la virtualisation, en restant focalisé sur les seuls développements de Microsoft). Autre anecdote avec le même Monsieur Technique et Sécurité de Microsoft France. Hier, nous avons parlé lors d’une conférence de presse des efforts réalisés par Microsoft pour optimiser le développement pour des architectures à plusieurs coeurs - en évoquant PFX, et au-delà. A terme, nous a expliqué Bernard Ourghanlian, .Net pourra générer du code parallèle, donc optimisé pour fonctionner sur du multi-CPU multi-coeurs. Parce qu’actuellement, comme on l’a vu dans la démo lors de la première conférence, si vous exécutez un code lambda sur un double quadri-coeur, seul le coeur 1 est utilisé. Diantre, me suis-je dit, l’OS ne s’occupe-t-il pas déjà de répartir les threads, comme Microsoft nous l’avait dit ? J’ai donc demandé à Bernard Ourghanlian quel mécanisme Windows met en oeuvre pour gérer les puces multi-coeurs. Réponse : “Windows s’en sort plutôt bien.” Oui mais concrètement ? “Il s’en sort plutôt bien avec une dizaine de coeurs.” Certes, mais je parlais du mécanisme. “Il profitera d’avancées comme la mémoire transactionnelle.” Bon, merci quand même.