Interview de Steve Ballmer en exclusivité mondiale

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Tout pouvait foirer, la technique, les hommes, le temps, le timing… mais tout a marché comme sur des roulettes, et j’ai obtenu mon interview vidéo du CEO de Microsoft Steve Ballmer, en exclu mondiale (si, si), après son grand show de lancement à Los Angeles.

Vous vous interrogerez peut-être sur le fait que je ne le questionne pas directement sur l’OPA sur Yahoo, ou sur sa réaction à l’amende que vient d’infliger l’UE à Microsoft. La réponse est simple : pour obtenir que Steve Ballmer se prête à ce genre d’exercice, il faut donner quelques assurances. Toutefois, je ne me suis pas interdit d’évoquer ces sujets au détour de quelques questions, comme vous le verrez ;-)

Allez, dites-moi ce que vous en pensez. En-dehors de mon accent pseudo-british et de mes bafouillages, bien sûr :-(

MAJ: la VF est là !

MS et l’interopérabilité : du danger de toucher avec les yeux

Open Source 1 Commentaire

Mon excellent collègue Yves Grandmontagne vient de publier une analyse de l’annonce d’hier soir, relative à l’ouverture de la documentation technique des produits majeurs de Microsoft.

Il aborde un point que j’aimerais compléter. Il dit ainsi : “La foule des développeurs qui prennent appui sur les plates-formes de Microsoft,
mais sans accéder au code de celles-ci, ne seront probablement pas impactés non
plus, de même que la majorité des développeurs Linux et Open Source.
Qu’iraient-ils se plonger dans une documentation de 30.000 pages pour modifier
leur méthode de travail ? Et d’ailleurs en auront-ils le temps ?”

Sans compter, rappelle-t-il par ailleurs, que “pour le développement d’applications ‘commerciales’, les licences sur les brevets de Microsoft demeurent”.

Cela me rappelle une conversation que j’avais eue avec un responsable de l’équipe Unix de Microsoft (si, si, il y en a une, qui bosse justement sur l’interopérabilité !) il y a quelques années. Il me disait que chez Microsoft, c’était une faute grave pour un développeur que de simplement regarder du code sous licence GPL. Imaginez, m’avait-il dit, que le développeurs reproduise ensuite ce code - même involontairement - au sein de Windows… Vu les termes de la GPL, c’est en effet tout le code qu’il faudrait alors dévoiler, ou bien bloquer les ventes de l’OS le temps de réparer l’erreur !

J’ai l’impression avec cette annonce que Microsoft joue le même tour à l’Open Source : allez-y, regardez tant que vous voulez, mais si nous trouvons ce code, gare à vos fesses ! Car si certaines situations seront relativement claires (cf. l’exemple de Thunderbird dans l’interview de Bernard Ourghanlian), j’ai le sentiment que dans la majorité des cas, ce sera beaucoup plus compliqué. Comme le dit l’April :
Dans le monde du logiciel libre, il n’y a pas de distinction
entre distribution non-commerciale et distribution commerciale : les
développements réalisés par des bénévoles peuvent être vendus par des
entreprises, et inversement les développements menés par des
entreprises peuvent ensuite être distribués de façon non-commerciale.
Toute entrave à la distribution, même commerciale, d’un logiciel, est
contraire aux libertés fondamentales du logiciel libre.”

Adoption des SOA en France, ITV de Mariano Boni (Dreamsoft-Solucom)

Architecture/Middleware, Interviews Pas de commentaires

De passage sur la conférence utilisateurs de WebMethods/Software AG (où j’ai discuté avec Lars Drexler, il faut que je vous en touche deux mots), j’ai récupéré l’enquête réalisée par le pôle SOA de Solucom sur l’adoption des architectures orientées services en France.

Mariano_boni_dreamsoft
Pour compléter l’article publié sur LeMondeInformatique.fr, voici un entretien avec Mariano Boni, directeur technique de Dreamsoft (groupe Solucom).

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MS et l’intéropérabilité : l’ITV de Bernard Ourghanlian (Microsoft France)

Open Source Pas de commentaires

Microsoft qui découvre les vertus de l’interopérabilité, Ray Ozzie qui s’inquiète des problèmes de pérennité de format (à lire non pas sur le blog de Ray Ozzie, mais sur celui de Port25, le lab Open Source de Microsoft), voilà qui méritait bien un petit coup de fil avec Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de Microsoft France.

Entretien :

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Interview de Steve Ballmer : posez vos questions

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Posez vos questions à Steve Ballmer, le CEO de Microsoft !

Le 27 février aura lieu le lancement mondial de SQL Server 2008, Windows Server 2008 et Visual Studio 2008. Je serai dans les locaux de Microsoft France pour l’occasion, afin de profiter d’un duplex organisé par satellite depuis Los Angeles avec le big boss himself. Nous retransmettrons l’entretien dès le lendemain sur notre section entretiens vidéos.

J’ai bien sûr préparé ma liste de questions. Mais si vous voulez profiter de l’occasion pour glisser la vôtre, profitez-en !

PS : comme pour l’annonce qui aura lieu ce soir heure de Paris, parler de Yahoo! semble a priori exclu, mais bon…

Bug commentaires en voie de résolution

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Pfiou, quel soulagement, je croyais avoir été abandonné au fin fond du Multivers, relégué sur la queue de la Grande A’Tuin, à poster mes notes tout seul sans recevoir de commentaires. Un ami qui m’a signalé que l’email de ma page ne menait nulle part m’a conduit à changer cette vieille adresse, mais je n’ai pas fait le rapprochement ! Et un gentil lecteur vient de m’envoyer un mail pour me signaler l’anomalie : deux fois qu’il écrit un commentaire qui n’est pas publié. Eh oui, à trop reposer sur la technique - puisque jusqu’ici j’étais prévenu par mail de l’arrivée d’un commentaire - je n’ai même pas été vérifier "à l’ancienne" que des commentaires étaient en attente de publication.
En fait, ce qui aurait dû le plus m’alerter, c’est l’absence de spam !

Donc, voilà, tous les commentaires en attente depuis fin décembre (date où mes emails @idg.fr ont cessé d’être reroutés vers mon nouveau mail @it-news-info.com) sont désormais publiés, et je vous fais toutes mes excuses.

Tout ça ne sera résolu que quand Typepad aura accepté que je change mon adresse email, ce qui n’est pas gagné.

Encore une fois, désolé pour ce bug, et merci de votre participation !!!!

JBoss BlackTie ne remplacera pas Tuxedo de si tôt

Architecture/Middleware, Open Source 1 Commentaire

Chapeau rouge et cravate noire comme arme anti-Tuxedo, l’image est belle, mais je crains qu’il faille plus pour encourager les entreprises dont les SI reposent sur le moniteur transactionnel de BEA pour bouger vers une offre Open Source.

Reprenons : lors de son JBoss World à Orlando, Red Hat a clamé haut et fort son ambition de devenir un acteur majeur des SOA. A côté de ça, plusieurs initiatives et projets ont été lancés, dont le projet BlackTie, un moniteur transactionnel 100% compatible (pour ne pas dire un clone) avec Tuxedo, la référence du secteur, qui a assis la réputation de sérieux de BEA et lui procure aujourd’hui un confortable revenu récurrent.

Combien ? Difficile de l’estimer précisément. Marc Fleury, citant Alfred Chuang, parle de 150 M$ par an. Dans les rapports financiers de BEA, on peut aussi lire que sur les 6 premiers mois de 2007, les revenus de maintenance et de support (tous produits confondus, et Weblogic doit aussi peser pour une bonne part) ont représenté 373,2 M$ (sur un CA total de 710,5 M$), un chiffre en hausse de 19,8% par rapport à la période équivalente de 2006.

Dans tous les cas, les revenus de maintenance sont une des pépites qu’Oracle pense acquérir en rachetant BEA (cf. mes précédents billets sur BEA). Marc Fleury se réjouit donc à l’avance du bon coup que JBoss, enfin, Red Hat, vient de jouer, en coupant l’herbe sous le pied d’Oracle. Certes. Mais quand on voit justement les difficultés qu’éprouve Red Hat à positionner son middleware Open Source en tant que plateforme d’entreprise pour les SOA, il y a encore du chemin à parcourir d’ici à ce que BlackTie 1) devienne un produit viable et 2) inspire suffisamment confiance à des DSI pour qu’ils acceptent d’y recourir pour remplacer leur Tuxedo.

Oh, oui, je veux bien croire que Tuxedo leur coûte très cher. Mais il a le grand avantage de fonctionner, et constitue à cet égard le socle de nombreux systèmes transactionnels. Ou, pour parler business, toucher à Tuxedo pourrait coûter des millions en cas de souci. Peu de DSI ont franchi ce pas en remplaçant, par exemple, Oracle par du MySQL. Et je ne crois pas que ça change, même si maintenant Sun est derrière. Au mieux, le nombre de grands projets démarrant aujourd’hui et recourant à MySQL devrait augmenter, mais quant à toucher à ce qui fonctionne…

En résumé, bravo pour ce projet communautaire (donc à voir sur jboss.org) de concurrence Open Source, et bon courage pour le diffuser !

TechDays, des pointures à suivre

SGBD, langages & développement 1 Commentaire

« La nature a horreur du vide. » C’est ainsi que Marc Jalabert, responsable de la division Plateforme et Ecosystème de Microsoft France, tentait l’autre jour de m’expliquer pourquoi une centaine de partenaires – y compris bon nombre de ‘coopétiteurs’ – se presse aux TechDays au Palais des Congrès de Paris, pour y tenir salon. De fait, il n’y a plus vraiment de grand salon généraliste, et Microsoft France a su montrer l’année dernière, lors de la première édition de ces TechDays, qu’on pouvait attirer des foules moyennant un programme technique bien maîtrisé et un coût d’entrée nul. (L’événement est même victime de son succès : on s’y presse, on s’y bouscule, et on est refoulé à certaines sessions. Vivement les webcasts !)

Car voilà la seconde raison : on peut ici, sans bourse délier, approfondir ses connaissances sur un vaste ensemble de technologies (Microsoft ou très liées à l’univers .Net, bien sûr, faut pas déconner, non plus). Plusieurs experts étrangers font en effet le déplacement à Paris, et c’est l’occasion rêvée de discuter avec eux. Citons par exemple Erik Meijer ou Don Syme. Et en France, quelqu’un comme Jean Ponce (qui bosse sur un projet lié au partenariat Inria-Microsoft), dont la session promet d’être intéressante. Citons aussi, côté Français, les experts de DotNetGuru (Sébastien Ros, Sami Jaber, Didier Girard…).

Mais la qualité technique ne tient pas, et de loin, à la seule présence de ces noms connus. Car à la différence de nombre d’éditeurs présents en France, Microsoft compte en interne un grand nombre de techniciens, des gens qui connaissent les produits et ne se contentent pas de passer des messages marketing. Quoiqu’on puisse penser de Microsoft en tant qu’éditeur, je tenais à saluer ces personnes-là, et la volonté de la filiale française de s’ancrer dans le réel, et de travailler avec les communautés d’utilisateurs.

Pour tâter un peu moi-même de la mise en place de conférences techniques (le Forum SOA), je sais combien la tâche est difficile. Donc avant de critiquer le contenu, je tenais à ce préambule ;-)

Bon évidemment, après un billet comme ça, je vais me faire taxer de pro-microsoftisme. Donc qu’on se détrompe, je peux dire du bien des gens (par exemple dire que Bernard Ourghanlian est un puits de science) tout en critiquant leur discours quand ça le mérite (en l’occurrence quand le même Bernard Ourghanlian explique le passé, le présent et le futur de la virtualisation, en restant focalisé sur les seuls développements de Microsoft). Autre anecdote avec le même Monsieur Technique et Sécurité de Microsoft France. Hier, nous avons parlé lors d’une conférence de presse des efforts réalisés par Microsoft pour optimiser le développement pour des architectures à plusieurs coeurs - en évoquant PFX, et au-delà. A terme, nous a expliqué Bernard Ourghanlian, .Net pourra générer du code parallèle, donc optimisé pour fonctionner sur du multi-CPU multi-coeurs. Parce qu’actuellement, comme on l’a vu dans la démo lors de la première conférence, si vous exécutez un code lambda sur un double quadri-coeur, seul le coeur 1 est utilisé. Diantre, me suis-je dit, l’OS ne s’occupe-t-il pas déjà de répartir les threads, comme Microsoft nous l’avait dit ? J’ai donc demandé à Bernard Ourghanlian quel mécanisme Windows met en oeuvre pour gérer les puces multi-coeurs. Réponse : “Windows s’en sort plutôt bien.” Oui mais concrètement ? “Il s’en sort plutôt bien avec une dizaine de coeurs.” Certes, mais je parlais du mécanisme. “Il profitera d’avancées comme la mémoire transactionnelle.” Bon, merci quand même.

Combien d’utilisateurs de Yahoo partiraient en cas de Microsoftisation ?

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Tout ce que la planète IT compte d’experts s’est maintenant exprimé sur l’OPA de Microsoft sur Yahoo. Je ne sais pas vous, mais moi je ne suis pas beaucoup plus avancé. Non seulement l’issue est incertaine (quoique des actionnaires classiques devraient accepter sans rechigner une offre de 62% au-dessus du cours - surprime évaluée au moment de l’offre, mais le cours a bien grimpé depuis), mais en outre l’issue des services en ligne est elle aussi incertaine.

On peut tout au plus émettre des hypothèses. Et une seule certitude si la fusion a lieu : des dents vont grincer. Si les utilisateurs des services Yahoo avaient voulu profiter des services Live & co de Microsoft, ils l’auraient fait eux-mêmes comme des grands. Pour beaucoup - les utilisateurs de services Open Source comme Zimbra, notamment - passer dans le giron Microsoft semblera tout bonnement impossible.

Déjà, Flickr, site de partage de photos racheté par Yahoo en 2005, compte un groupe nommé “Microsoft: keep your evil grubby hands off of our Flickr”, fort de près de 2000 membres. Et il n’est pas besoin d’être grand clerc pour imaginer que si des services étaient fusionnés (messagerie instantanée, webmail…), les “clients” de Yahoo ne seraient pas à la fête. Ceci dit, même si la marque est conservée, il y a aussi de fortes chances que les développements des services communs soient communs - après tout, nous vivons dans un monde où la rationalisation est une vertu essentielle, non ?

Autre raison de grincer des dents : jouer avec trois services en ligne permettait de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, de ne pas tout dévoiler de sa vie à un fournisseur de services. Si l’OPA réussit, il y aura grosso modo le choix entre deux mastodontes. Le contrat avec ces fournisseurs de services était certes implicite - venez utiliser mes beaux services gratuitement et moi je vends la pub autour - mais on comprend l’inquiétude des défenseurs des libertés individuelles.

Un expert estimait que payer un peu plus de 44 milliards de dollars pour mettre la main sur 500 millions d’utilisateurs, ce n’est pas si cher payé. Cela revient à un coût d’acquisition d’un abonné à 89 dollars environ, ce qui est de fait très honnête (de mémoire, pour un FAI, ça peut grimper dans les 400 euros, surtout s’il fait beaucoup de pub avec un joli mannequin…). Mais combien resteront ? Le choc culturel sera aussi rude au sein des équipes que pour les utilisateurs. Donc si un Microhoo émerge, bon courage !

SOA, MDA et règles métier à la SMABTP

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J’ai assisté hier aux premières Assises du SI durable (et animé une table ronde par la même occasion), où les auteurs de l’ouvrage “Le SI durable” (chez Hermès Lavoisier) ont pu exposer leur vision, à rebrousse-poil des idées des grands fournisseurs, comme je le disais l’autre jour.

Pour le compte-rendu, vous pouvez le lire sur notre fil d’actualité ou sur notre section Forum SOA.

Et pour une meilleure compréhension des principes qui ont guidé les auteurs, voici un petit cadeau : l’article que j’avais écrit il y a un an et demi suite à ma rencontre avec Jean-Michel Detavernier. Difficile de retranscrire en quelques mots sont expérience et ses motivations - ceux qui l’ont vu en live savent combien l’homme est bavard et passionné - mais j’espère avoir réussi à synthétiser l’expérience de la SMABTP, et la façon dont ont été appliquées les bonnes pratiques des architectures orientées service (externalisation des données de référence et des règles métier, gros effort de modélisation amont, conception des services métier indépendamment des technologies d’infrastructure, cadre de développement pour à la fois contraindre et faciliter le travail des développeurs…).

L’article original est paru dans LMI (le magazine). Le voici pour vous, ci-dessous.

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