MS et l’interopérabilité : du danger de toucher avec les yeux

Open Source 1 Commentaire

Mon excellent collègue Yves Grandmontagne vient de publier une analyse de l’annonce d’hier soir, relative à l’ouverture de la documentation technique des produits majeurs de Microsoft.

Il aborde un point que j’aimerais compléter. Il dit ainsi : “La foule des développeurs qui prennent appui sur les plates-formes de Microsoft,
mais sans accéder au code de celles-ci, ne seront probablement pas impactés non
plus, de même que la majorité des développeurs Linux et Open Source.
Qu’iraient-ils se plonger dans une documentation de 30.000 pages pour modifier
leur méthode de travail ? Et d’ailleurs en auront-ils le temps ?”

Sans compter, rappelle-t-il par ailleurs, que “pour le développement d’applications ‘commerciales’, les licences sur les brevets de Microsoft demeurent”.

Cela me rappelle une conversation que j’avais eue avec un responsable de l’équipe Unix de Microsoft (si, si, il y en a une, qui bosse justement sur l’interopérabilité !) il y a quelques années. Il me disait que chez Microsoft, c’était une faute grave pour un développeur que de simplement regarder du code sous licence GPL. Imaginez, m’avait-il dit, que le développeurs reproduise ensuite ce code - même involontairement - au sein de Windows… Vu les termes de la GPL, c’est en effet tout le code qu’il faudrait alors dévoiler, ou bien bloquer les ventes de l’OS le temps de réparer l’erreur !

J’ai l’impression avec cette annonce que Microsoft joue le même tour à l’Open Source : allez-y, regardez tant que vous voulez, mais si nous trouvons ce code, gare à vos fesses ! Car si certaines situations seront relativement claires (cf. l’exemple de Thunderbird dans l’interview de Bernard Ourghanlian), j’ai le sentiment que dans la majorité des cas, ce sera beaucoup plus compliqué. Comme le dit l’April :
Dans le monde du logiciel libre, il n’y a pas de distinction
entre distribution non-commerciale et distribution commerciale : les
développements réalisés par des bénévoles peuvent être vendus par des
entreprises, et inversement les développements menés par des
entreprises peuvent ensuite être distribués de façon non-commerciale.
Toute entrave à la distribution, même commerciale, d’un logiciel, est
contraire aux libertés fondamentales du logiciel libre.”

Adoption des SOA en France, ITV de Mariano Boni (Dreamsoft-Solucom)

Architecture/Middleware, Interviews Pas de commentaires

De passage sur la conférence utilisateurs de WebMethods/Software AG (où j’ai discuté avec Lars Drexler, il faut que je vous en touche deux mots), j’ai récupéré l’enquête réalisée par le pôle SOA de Solucom sur l’adoption des architectures orientées services en France.

Mariano_boni_dreamsoft
Pour compléter l’article publié sur LeMondeInformatique.fr, voici un entretien avec Mariano Boni, directeur technique de Dreamsoft (groupe Solucom).

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