Trop horrible : Nicolas Princen met la normalité du Web en lumière

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Je ne sais pas ce qui est le plus drôle, entre la volonté du politique d’afficher sa branchitude (z’avez vu, comme les mots en -itude viennent facilement dès qu’on parle politique ?), et les réactions de blogueurs suite à la nomination de Nicolas Princen par Nicolas Sarkozy pour surveiller ses arrières sur le Web.

En tout cas, la blogosphère lui a assuré un buzz sans pareil , alors qu’il s’agit juste de perpétuer une vieille tradition de surveillance des médias (attention, j’emploie bien le terme de surveillance, et non de supervision). J’ai moi-même eu cette tâche il y a, euh, quelques années, lorsque j’ai effectué mon service militaire au Sirpa.

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L’humain toujours plus faillible que l’informatique

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Je m’étais planté. Lorsqu’on a commencé à entendre parler de l’affaire Kerviel, je me suis dit que la Société Générale ne devait pas avoir mis en place de système informatisé de surveillance et d’alerte, parce que dans le cas contraire, ce genre de choses n’aurait pas pu arriver. Car qui dit alerte, dit contrôle. Par un gars qui sait de quoi il retourne et qui ne s’en laisse pas compter. Si ? Eh bien si, en fait, nous apprend le Canard enchaîné d’hier. Jérôme Kerviel aurait subi 75 contrôles avant que l’affaire n’éclate ! D’après des sources proches de ce milieu avec qui j’ai pu parler ces derniers mois, la SG avait la réputation d’être peu regardante (enfin, moins que d’autres) sur les affaires de ses traders pourvu qu’elles rapportassent un max de blé. Peut-être est-ce entré en ligne de compte. Dans tous les cas, les alarmes ont bien retenti, ce sont les hommes qui ont fermé, sciemment ou non, les yeux.

De l’IT à l’écologie, l’autre nouvelle économie

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Il n’aura échappé à personne que nous (industrie et presse IT ) parlons de plus en plus de Green IT, autrement dit de l’immixtion des préceptes écologiques dans l’informatique. Oh, le plus souvent, pas par conviction, mais par charité bien ordonnée, et commençant donc par le porte-monnaie. Le vert dans un data center, c’est des serveurs qui consomment moins d’électricité, qui chauffent moins et coûtent donc moins cher à refroidir, etc. Et puis se mettre au vert, c’est aussi prévoir l’évolution de la législation et la hausse des coûts de l’énergie.

Certaines personnes de notre industrie, toutefois, se mettraient au vert par conviction. Je suis ainsi tombé sur un article de The Economist qui parle de ces geeks passés au green, et cite des anciens de Paypal, Sun et SAP. Eh oui, on retrouve la trace de Shai Agassi, ex-directeur technique et dauphin de SAP, reconverti dans le business des voitures électriques (il a récemment signé un accord avec Renault pour couvrir tout Israël ).

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