Amélioration du code Java : interview de Marc-Antoine Garrigue, directeur de la R&D d’Octo Technology
novembre 9, 2009 4:22 Interviews, SGBD, langages & développementEncore un petit sujet sur l’amélioration de la qualité du code…
Il y a de petits efforts à faire qui ne coûtent pas cher pour alléger des codes et optimiser le fonctionnement des applications, mais encore faut-il, il est vrai, que le développeur ait un minimum d’outils à sa disposition. Chez Octo, on trouvait que de ce point de vue, dans le monde Java, aucun outil n’arrivait à la cheville de NDepend, analyseur de code .Net. Le cabinet a donc collaboré avec Patrick Smacchia, auteur de NDepend, pour en proposer une version Java, XDepend.
J’ai trouvé la démarche intéressante, et j’ai donc approfondi le sujet avec Marc-Antoine Garrigue, directeur de la R&D d’Octo Technology :
Comment est né ce produit ?
En tant qu’utilisateurs de NDepend, on connaissait et appréciait beaucoup l’outil. Lors de discussions avec Patrick Smacchia [auteur de NDepend], est apparue l’opportunité de réaliser une version Java, et ça nous manquait.
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Il existe pourtant une palanquée d’outils d’analyse de code dans le monde Java…
Oui, il y a un paquet d’outils, mais il s’agit soit d’outils de reporting, je dirais « à froid », qui vont analyser de gros volumes de code dans une optique d’aide au management – et pas dans un objectif opérationnel direct –, soit d’outils liés à l’atelier de développement ou au référentiel de code, qui vont s’attacher à une métrique particulière, et donner une vision parcellaire de la qualité du code… Il y a aussi un outil comme Sonar, qui permet d’agréger des métriques de logiciels Open Source, mais on n’avait pas d’outil visuel et interactif comme un NDepend, un véritable outil d’investigation.
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Proposer un tel logiciel à la vente alors que l’écosystème Java est dominé par les produits Open Source, n’est-ce pas aller un peu à contre-courant ?
D’abord, il n’y a pas que des éditeurs Open Source dans le monde Java, à commencer par Jetbrains [éditeur d’IntelliJ Idea]… On hérite aussi du modèle adopté par Patrick pour son outil. Notre volonté était de rendre cette initiative pérenne. Pour ça, on pouvait créer une fondation à la Eclipse – mais on n’a pas l’envergure d’un IBM ! – ou bien, ce qui nous paraissait plus pertinent dans notre cas, commercialiser le produit. A un tarif raisonnable d’ailleurs, puisque la licence individuelle est aux alentours de 300 euros.
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Quel investissement cela a-t-il représenté pour vous ?
Un investissement certain… Le projet a mobilisé trois personnes pendant un an. Mais cela fait partie de notre modèle d’investir en R&D. C’était très enrichissant, techniquement, pour les consultants impliqués. Et c’est totalement aligné avec notre vision de l’amélioration de la qualité du code. Le diagnostic s’effectue sur le terrain, c’est un outil pour les développeurs, qui peuvent faire émerger de nouvelles règles, les promouvoir dans son équipe et s’assurer qu’elles sont bien respectées à chaque compilation. Bref, c’est un moyen d’outiller la démarche qu’on défendait – c’est très « lean » !


novembre 10th, 2009 at 11:38
Jetbrains a rendu recemment IntelliJ Open Source…
novembre 10th, 2009 at 15:05
Oui, pour l’édition de base, en effet (http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-atelier-intellij-idea-devient-open-source-29295.html), mais l’outil a connu le succès en étant payant, et l’édition avancée reste payante.