Complex event processing : Streambase profite de la fusion Aleri/Coral8 pour jouer la carte du FUD

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"Streambase offre l’amnestie aux clients d’Aleri/Coral8". Rigolo, comme titre de communiqué de presse, n’est-ce pas ? Quoique. Si on a l’habitude de ce genre d’annonce lorsqu’un acteur d’un marché donné se fait racheter (en l’occurrence, il s’agit d’une fusion/acquisition de Coral8 par Aleri , et Streambase, 3e du marché derrière Tibco et Progress, se dit alarmé par le nombre de clients qui devraient réécrire leurs applications…), on ne peut s’empêcher de penser que cela ajoute bêtement du FUD (Fear, uncertainty and doubt ; peur, incertitude et doute) alors que le marché du CEP (Complex event processing) a au contraire besoin de davantage d’exposition et d’explications.

Voilà longtemps que je traite le sujet , parce que je pense qu’il s’agit d’une technologie d’avenir. C’est un débouché naturel, par exemple, pour des projets SOA/BPM qui peineraient à trouver leur justification métier. Et dans un monde où tout va de plus en plus vite, où les événements et les objets numériques se multiplient de façon exponentielle, je ne vois pas comment on pourrait constituer un système d’information réactif sans s’y intéresser (le monde de la finance et le monde de la logistique sont d’ailleurs les premiers clients).

SOA mort ? Le terme, oui, pas les principes

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Cela n’aura pas échappé aux plus sagaces d’entre vous : Anne Thomas Manes, vice-présidente du cabinet d’analyse Burton Group (et ex-CTO de Systinet), a prononcé l’avis de décès des SOA. Dans un billet de blog intitulé « SOA is Dead; Long Live Services » , Anne Thomas Manes prononce l’oraison funèbre des SOA, passées de vie à trépas le 1er janvier 2009, victimes de la crise économique.

Bien évidemment, si je dis que l’idée d’un tel billet me trottait dans la tête depuis un bon moment, on va me traiter d’opportuniste. Mais le fait est : SOA ne fait plus recette. Ces trois lettres sont devenues synonymes de projets trop lourds, trop ambitieux, trop longs, sans résultat appréciable par les utilisateurs (dommage pour les éditeurs qui ont beaucoup misé sur le terme).

Pour Anne Thomas Manes, les architectures orientées services ont demandé aux entreprises tellement de dépenses et débouché sur si peu de résultats spectaculaires que la récession économique ne peut que leur être fatale. Lire la suite…

Guide des solutions SOA et wiki SOA

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Pour la troisième année consécutive, nous organisons le forum SOA (il aura lieu à l’Eurosite George V le 9 octobre prochain, l’entrée est gratuite pour les utilisateurs finaux). Et comme à chaque fois, je m’amuse comme un fou (!) à préparer un guide des solutions SOA . Inutile de dire Lire la suite…

Weblogic devient le serveur d’applications d’Oracle

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L’info au moment où on l’a : Thomas Kurian, le responsable du middleware chez Oracle, propose en ce moment un webcast sur la stratégie d’Oracle suite à l’acquisition de BEA. L’information principale : le serveur d’applications Java retenu est celui de BEA. Des éléments du serveur d’Oracle y seront ajoutés (le mapping O/R avec Toplink, par exemple), et les clients de l’offre progicielle d’Oracle n’auront pas à migrer, mais la décision a été prise.

Les ESB seront fusionnés, ainsi que les outils de gestion des processus (BPM) et les gestionnaires d’événements (CEP). Côté développement, les éléments de BEA Workshops seront introduits dans un tout nouveau "Eclipse pack" qui sera fourni gratuitement avec Oracle JDeveloper.

Je ferai bientôt un article avec des précisions complémentaires !

SOA, MDA et règles métier à la SMABTP

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J’ai assisté hier aux premières Assises du SI durable (et animé une table ronde par la même occasion), où les auteurs de l’ouvrage “Le SI durable” (chez Hermès Lavoisier) ont pu exposer leur vision, à rebrousse-poil des idées des grands fournisseurs, comme je le disais l’autre jour.

Pour le compte-rendu, vous pouvez le lire sur notre fil d’actualité ou sur notre section Forum SOA.

Et pour une meilleure compréhension des principes qui ont guidé les auteurs, voici un petit cadeau : l’article que j’avais écrit il y a un an et demi suite à ma rencontre avec Jean-Michel Detavernier. Difficile de retranscrire en quelques mots sont expérience et ses motivations - ceux qui l’ont vu en live savent combien l’homme est bavard et passionné - mais j’espère avoir réussi à synthétiser l’expérience de la SMABTP, et la façon dont ont été appliquées les bonnes pratiques des architectures orientées service (externalisation des données de référence et des règles métier, gros effort de modélisation amont, conception des services métier indépendamment des technologies d’infrastructure, cadre de développement pour à la fois contraindre et faciliter le travail des développeurs…).

L’article original est paru dans LMI (le magazine). Le voici pour vous, ci-dessous.

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SOA et BPM chez Microsoft : les présentations

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Pour ceux qui comme moi n’ont pu aller à Redmond pour la conférence SOA et BPM de Microsoft, voici des liens vers les présentations.

(via Jean-Jacques et InfoQ)

MAJ du 23/11: la page susdite n’existe plus. Voici un autre lien, sur le blog de Steve Sfartz.

Quel avenir pour Software AG / WebMethods ?

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En rachetant WebMethods, Software AG a fait un grand pas en direction de son objectif : atteindre le milliard de dollars de chiffre d’affaires. Cela permet de donner une image dynamique, forte, d’un éditeur qu’on voyait plutôt il y a deux ou trois ans de cela comme en train de s’encroûter avec Natural et Adabas et son offre de services. Les analystes parlent maintenant de Software AG comme d’un acteur sérieux sur le marché des applications composites. De ce point de vue, même si le milliard n’est pas atteint, le pari est gagné (et accessoirement, je m’en félicite, moi qui ai suivi Software AG tout ce temps).

Seulement, l’offre d’Oracle sur BEA l’a montré, même en dépassant le milliard de CA, on n’est pas à l’abri. A terme, prédisent encore les analystes (donc on va dire d’ici 5 ans), il ne restera que 4 grands acteurs sur le marché de l’intégration (IBM, Oracle, SAP et Microsoft) et une multitude de pure-players jouant dans des niches ou proposant un produit innovant qui sera racheté par l’un des quatre.

A moins qu’un des acteurs petits ou moyens d’aujourd’hui ne parvienne à grossir suffisamment pour se hisser au niveau des quatre autres. Qui pourrait y parvenir, et comment ? L’industrie informatique est un univers parvenu à maturité, les exemples de start-up devenant rapidement des géants se font de plus en plus rares. Le dernier exemple en date doit être Google.

Dans ces conditions, quel peut être l’avenir de Software AG ? L’éditeur, qui disposait déjà d’une base solide en Europe, s’est arrogée une clientèle aux Etats-Unis en reprenant WebMethods. Mais désormais, il s’agit à la fois de rationaliser l’offre, et de rassurer les clients et prospects sur l’avenir. Au même titre que des Tibco ou Progress, le duo Software AG / WebMethods ne peut plus ne compter que sur la qualité de ses produits pour espérer rester un acteur indépendant et innovant dans les années à venir.

Lemondeinformatique.fr a la chance de pouvoir participer, dès lundi, à la première conférence utilisateurs commune Software AG / WebMethods. Nous tenterons de voir plus clair dans la stratégie de l’éditeur. Et si vous avez des questions précises, nous les transmettrons, bien sûr.

PS : pour plus d’infos sur ce sujet, cf. notre dossier BEA/Oracle, le feuilleton

Le BPM français existe aussi

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Je reçois de temps en temps des messages de gens se plaignant du peu de représentativité des éditeurs français dans les études que nous mentionnons, que ce soit dans le magazine LMI ou sur notre site. Les deux derniers que j’ai en tête concernent le BPM (Business process management, gestion des processus métier). Et ces remarques sont plutôt justifiées : le BPM français existe aussi, même s’il est très peu présent dans ces études. De fait, même si Forrester a davantage l’oeil pour les petites sociétés européennes, ses études comme celles de Gartner tendent à favoriser les solutions "internationales", en clair américaines.

Ainsi Christophe Bastard, DG de C-Log International, m’écrit à propos de l’article "BPM : seuls 25 des 150 éditeurs survivront jusqu’en 2008, prévient Gartner " :

"Monsieur Rafal,
c’est avez grand
intérêt que j’ai pu lire votre article concernant l’étude du Gartner consacrée
aux solutions de BPM. Etude en effet très
sérieuse, mais je regrette simplement que la majorité des solutions listées
soient très peu présentes en France.
Pour votre
information, nous disposons d’un parc de plus de 230 clients sur nos solutions
de BPM. Certes l’oeil du Gartner n’est pas arrivé jusqu’à C-Log, mais nous
sommes parmi les 4 solutions de BPM étudiées par le CXP avec ULTIMUS, W4,
Oracle.
Il me semble, que
les travaux du CXP sur les solutions de BPM sont aussi très sérieuses
et mériteraient d’être étudiées par un journal de qualité comme le
vôtre."

Je peux comprendre la frustration de M. Bastard. Il faut toutefois garder à l’esprit qu’il s’agit d’un article d’actualité, écrit à l’occasion de la parution de cette étude, que j’ai pu me procurer. Je considérerais avec le même intérêt une étude CXP, Yphise ou PAC, par exemple, sur le sujet.
L’ennui, c’est que nous avons souvent des contacts plus rapprochés avec les sociétés d’études américaines (paradoxalement, il est vrai), et que celles-ci sont peut-être mieux organisées en termes de communication. Mais aussi plus ouvertes : lorsque vous demandez à un cabinet une étude et que vous recevez un extrait avec quelques chiffres qui se battent en duel, il est difficile d’élaborer une réflexion et d’en sortir une information correcte. Or, ma volonté est d’informer à partir de l’étude, et non de me transformer en simple relais commercial.
Enfin, vous aurez noté j’espère que nous recourons le plus souvent possible à des experts (analystes et spécialistes de la mise en oeuvre) français pour commenter ces sujets techniques. Et que nous mentionnons régulièrement les acteurs distingués par l’Oseo Anvar, par exemple dernièrement Talend et Ipex Telecom .