ITV en exclu du CEO de Progress : adieu les briques, bonjour les solutions

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Aujourd’hui, j’ai rencontré le nouveau CEO de Progress Software, Rick Reidy. Enfin, rencontré virtuellement, par téléphone, bicose grève sur le RER A. Il ne m’en a pas tenu rigueur : “J’ai vécu deux ans en France, et le premier mot que j’ai appris, c’est ‘grève’ !”

Plus sérieusement, on a pu évoquer ses projets de transformation du groupe. Ces derniers temps, les acquisitions à tout va avaient plutôt brouillé l’écoute. Progress se retrouvait avec beaucoup de technos concurrentes, et il fallait débroussailler pour savoir de quoi on avait besoin pour un problème donné. Désormais, Progress compte proposer des solutions à ces problèmes. C’est l’éditeur qui formulera des propositions s’appuyant sur un ou plusieurs produits.

Pas trop tôt, me direz-vous. Mais bon, au moins, Rick Reidy est concret. Exemple : “On vend beaucoup mieux Actional en expliquant que c’est un produit de “revenue insurance” [supervisant la bonne exécution du chiffre d’affaires] plutôt qu’un produit d’administration des SOA [architectures orientées services]. Même chose avec le CEP [Complex event processing : analyse et corrélation des flux pour accélérer la prise de décision] : nous ne cherchons pas à parler de CEP aux traders, on leur parle d’algorithmes de trading, ou de routage intelligent des ordres… ”

La même chose, évidemment, s’applique aux DSI cherchant à vendre des projets à leur direction générale : mieux vaut parler business, quitte à faire un peu de marketing, nous dit Forrester.

Forrester im Berlin : le Green IT pour aider a reduire les couts

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J’avoue, ce matin, j’ai marche sur les plates-bandes d’Emmanuelle Delsol, qui couvre le Green IT pour nous. Je suis alle voir la presentation de Doug Washburn* qui, exemples et chiffres a l’appui, a demontre qu’ecologie et reduction des couts font tres bon menage.

Passons sur le decoupage - reel mais aux appellations marketing - entre le green IT 1.0 (les initiatives visant a optimiser l’efficacite energetique de l’IT) et le green IT 2.0 (ce que l’IT peut faire pour ameliorer les processus de l’entreprise lui faisant economiser de l’argent et/ou des emissions de CO2, comme la telepresence ou le teletravail). Il a surtout ete question, la, de la premiere categorie. Et encore, on n’a parle que de la partie gestion des operations. Mais rien que dans ce secteur, des initiatives qui ne coutent rien ou presque peuvent etre prises, a souligne l’analyste de Forrester. Des trucs simples comme eteindre les PC, dont les resultats peuvent et doivent etre mesures, afin de pouvoir, ensuite, reclamer du budget pour des initiatives plus importantes. La encore, celles-ci devront etre mesurees en termes d’impact sur le capex et les opex.

Je donnerai des precisions dans un article plus long. En attendant, je retiens aussi de cette presentation le fait aue les projets Green IT ne sont pas affectes par la crise. Au contraire : ils sont porteurs d’economies, et preparent les entreprises pour les evolutions legislatives a venir.

 

*Note : oui, il faut le savoir, chez Forrester, les analystes sont tellement sympas qu’ils s’appellent tous Doug, Phil, Dave, Alex, Bobby… Moi qui pensais evoluer vers le boulot d’analyste apres (plus tard, quand je serai grand), finalement, je ne sais plus trop, je crois que m’appeler Oliv ne me branche pas tant que ca…

Forrester im Berlin : architecture d’entreprise et agilite ne sont pas incompatibles

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Fin de ma journee Lean / Agile. (Et vu que Monfils s’est fait sortir en trois sets, je regrette moins ;-)

(Du coup, si vous etes amateur de tennis, comme il n’y a plus de Francais a voir, je vous encourage a prendre 7 minutes pour regarder l’interview que j’ai faite la semaine derniere de Guy Forget, sur son utilisation des nouvelles technos pour analyser les matches.)

Serieusement, je ne suis pas mecontent de ma visite. J’ai parle a des clients, qui ne sont pas necessairement ravis, pour diverses raisons. Certains ont pris de facon personnelle des remarques s’adressant a la majorite, et qui visiblement ne les concernaient pas. Mais c’est aussi interessant de voir de telles reactions face a des remarques quasiment anodines : on sent encore beaucoup d’animosite dans la relation entre architectes et partisans du developpement agile… Or chez ces derniers, comme Dave West, on tient a preciser qu’il faut absolument infuser, justement, des architectes, comme des mentors, pour guider les developpements et empecher le chaos tant redoute. En bref, meme s’il aime se moquer des gars de l’architecture - lui-meme venant du developpement - Dave West valorise leur savoir. De meme, Henri Peyret, analyste Forrester de la branche EA (Enterprise architecture), m’a confie qu’il conseillait aux architectes d’entreprise d’introduire du lean dans leurs methodes, de “ne pas rechercher ceinture et bretelles a chaque fois”.

L’interview complete de Dave West viendra sous peu. Enfin, le plus vite possible…

Forrester im Berlin : comment creer de la valeur et le faire savoir

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Et voila : seul moyen d acceder aux machines, sauter le dejeuner. Quels sacrifices ne ferais-je pas pour bloguer, dites donc… Je me rattraperai ce soir : pas de quartier pour les les wurst et autres sauerkraut !

Je voulais quand meme braver le clavier qwerty une fois encorer pour dire que jusqu a present, je trouve le contenu plutot satisfaisant. Je dirais que Forrester n apporte pas de reponse toute faite (ou de prediction assortie de taux de probabilite), mais incite a la reflexion et - ce qui est quand meme un minimum pour un cabinet qui fait aussi payer tres cher ses etudes et ses evenements - propose des pistes d action.

Je ne ferai pas d article ni de billet de blog complet pour l heure. Taper ces quelques lignes represente deja un exercice trop time consuming comme on dit ici. Voici jute quelques reflexions puisees ce matin.

L ensemble de l evenement tourne autour de la creation de valeur. Mais pas seulement. En guise de keynote improvise (a la place du CIO d Air France initialement prevu et qui avait, disons, autre chose a faire en ce moment), Bobby Cameron, VP & principal analyst de Forrester, a explique qu il s agissait ausi de faire connaitre au reste de l entreprise la valeur de l IT. Comment ? En changeant de point de vue, en se mettant a la place du business, et en faisant du marketing interne.

J ai beaucoup aime aussi la session tenue conjointement par John Rymer et Dave Zest, intitulee “the future of softwarer is lean, agile, fit-to-purpose and efficient”. Leurs observations - quelles que soient les procedures en place, les developpeurs s arrangent avec elles pour aller plus vite et faire moins cher, puisque c’est ce qu’on leur demande - les ont conduits a formuler 7 tactiques qu’ils recommandent (tiens, je viens de trouver l’apostrophe) pour favoriser l’emergence d’une strategie lean et agile. Je les detaillerai dans un prochain billet, une fois revenu a Paris. Mais en attendant, je voudrais citer une excellente remarque de Dave West : a quoi cela sert-il de chercher a engager de bons professionnels si c’est ensuite pour leur imposer une facon de travailler et des outils de travail qu’ils n’ont pas choisis ?

Bien sur, il faut aussi eviter le chaos. Mais les analystes le reconnaissent : ils n’ont pas encore toutes les reponses. Toujours est-il que les resultats observes jusqu’a present montrent qu’ils sont apparemment sur la bonne voie. Comme le dit Dave West, au niveau de l’industrie, on regarde plus du cote des fabricants a la culture lean, comme Audi ou Toyota, que du cote de Ford ou General Motors…

Quasi-Live depuis Forrester IT Forum (Berlin)

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Bonjour a tous.

Me voici a un IT Forum de Forrester, dans la riante ville de Berlin (chargee d histoire au demeurant), un equivalent des symposiums Gartner. Enfin, disons que c est a voir. Gartner nous a habitue a des conferences de qualite tres inegale, et j espere ne pas regretter d etre ici (plutot que de voir Monfils-Federer sur le Web comme tout le monde). Au vu du programme, je vais surtout m attacher a ecouter ce que les analystes ont a dire sur le lean et l agile. J ai beaucoup de discussions en ce moment autour de ces sujets, y compris avec des responsables informatiques de grands groupes.

Vous aurez peut-etre remarque que j ecris sans accent : eh oui, le disque dur de mon outil de travail nomade ayant tragiquement et inopinement rendu l ame il y a quelque temps, j emprunte un pc public pour vous ecrire ce petit mot. Inutile de dire que ma vitesse de frappe sur un clavier qwerty est quelque peu diminuee (disons, pour etre honnete : quasi-nulle et archi-frustrante). Neanmoins, j essaierai de vous tenir au courant - si j ai de nouveau acces a ce pc. Au pire, je ferai un resume vendredi une fois de retour a mon bureau.

BEA-Oracle : l’avis d’Henry Peyret (Forrester)

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[Mise à jour du 16/01/2008 : ça y est, c’est fait !]

Suite de mes entretiens sur BEA-Oracle (et ça risque de m’occuper un moment, cette histoire, vu la chaude ambiance entre les instances dirigeantes des deux éditeurs…). J’ai eu Henry Peyret (analyste senior chez Forrester) au téléphone, voici notre entretien :

Comment vois-tu un éventuel rachat de BEA par Oracle ?
Cela représente un tel recouvrement que ça va être difficile, cela veut dire beaucoup de rationalisation, et donc pas de valeur ajoutée pour les clients. Cela permet simplement à Oracle de grossir rapidement et de contrer un adversaire, comme le pense Massimo. On peut même reprendre cette idée et la pousser plus loin : cela permet de contrer SAP, un peu en retard avec sa plateforme middleware, et qui avec BEA aurait eu une plateforme au top. C’est le bon moment, sachant que SAP aurait eu du mal à intégrer deux acquisitions en même temps.

Cependant, BO continuera d’exister de façon autonome, donc on peut penser que cela ne serait pas si compliqué…
Oui, mais il y a quand même du recouvrement avec SAP BW.

Et SAP aurait eu l’argent nécessaire pour acheter BEA en plus de BO ?
SAP a énormément d’argent en banque. Cependant, il essaie généralement de ne pas payer trop cher (à cet égard, BO est un peu l’exception qui confirme la règle). C’est pourquoi par exemple Retek leur est passé sous le nez.

Dans tous les cas, tant que l’avenir de BEA n’est pas réglé, l’éditeur risque de ne plus vendre de nouvelles licences…
Oui, c’est tout le danger.

Du coup, est-ce envisageable qu’il se retire du marché ?
Il faudrait qu’ils aient beaucoup plus d’argent que ce qu’ils ont. Leur jeu est plutôt de faire monter les enchères, et d’attendre un sauveur, un cheval blanc. L’indépendance de BEA, j’y crois de moins en moins. Cela fait quelques mois qu’on pense qu’ils n’ont pas pris le bon virage, il aurait fallu être plus agressif dans les rachats.

Qui pourrait proposer une offre concurrente à celle d’Oracle ?
IBM pourrait être intéressé par les parts de marché et quelques technologies : je pense notamment à la machine virtuelle Jrockit, et à des offres spécifiques pour le monde de la finance ou celui des télécoms. On a parlé de HP, mais chez Forrester on n’y a jamais vraiment cru. Il y a Sun aussi, qui pourrait être intéressé.

Sun a pourtant racheté Seebeyond il n’y a pas si longtemps.
Oui, mais le recouvrement n’est pas énorme, cela ferait beaucoup de sens. Enfin, il y a Cisco. Comme le rappelle John Rymer [vice-président et analyste principal de Forrester, NDLR], John Chambers [le patron de Cisco, NDLR] dit souvent que le futur de Cisco est dans le logiciel. Cisco a une offre relativement peu connue dans les « dynamic business apps ». Cela ferait beaucoup de sens, d’autant qu’ils cherchent à intégrer des briques applicatives dans les routeurs.

Computer Associates ou Fujitsu pourraient aussi racheter ?
Je ne suis pas certain que CA soit le meilleur cheval. Quant à Fujitsu, on n’y croit pas beaucoup. On a rarement vu une société japonaise vendre du logiciel aux Etats-Unis, or vu la répartition du chiffre d’affaires de BEA, ce serait mettre une croix sur une grande part du revenu.

Le meilleur parti pour BEA pourrait donc bien être Cisco ?
Eh bien, on n’a jamais vu non plus Cisco racheter une société aussi importante et continuer le business. Il y aura certes des synergies au niveau technologique, mais cela ne veut pas dire qu’il y aura automatiquement des synergies au niveau des ventes, par exemple. On ne vend pas des logiciels comme on vend des boîtes.