TechEd Jour 1 (suite) : cohérence produits et éclatement des conférences
novembre 5, 2007 SGBD, langages & développement Pas de commentairesJ’ai assisté, cet après-midi, enfin à l’heure de la sieste (un véritable pousse-au-crime, surtout quand c’est Soma qui fait le keynote ), au discours d’ouverture de Sivaramakichenane Somasegar , corporate VP, division développeurs. (Allez savoir pourquoi, tout le monde ici l’appelle Soma.) J’ai sagement noté que Microsoft offrait plusieurs gammes d’outils de développement selon les publics visés, mais que le tout formait un ensemble cohérent ("consistent programming model", dans le texte).
J’en ai discuté ensuite avec Henry Peyret, analyste senior chez Forrester, croisé dans les couloirs. Pour lui, il manque encore un chaînon, entre le non-développeur utilisant Popfly et le programmeur attaché à son Visual Studio. Apparemment, un cadre de chez Microsoft lui aurait donné raison : il devrait y avoir d’ici quelque temps un outil intermédiaire. Peut-être un studio issu de celui de Biztalk, permettant à des utilisateurs qu’on pourrait qualifier de ‘power users’ de créer leurs propres enchaînements de services ?
Cela pose une autre question. Avec ce grand écart réalisé par l’éditeur, à qui s’adresse désormais le TechEd ? Au développeur pur et dur, serait-on tenté de répondre. Surtout que les architectes et autres amateurs de middleware ont des conférences spécifiques pour les problématiques SOA et BPM, et que les créatifs, utilisateurs d’Expression Studio, ont dorénavant leur Mix . Certes. Mais comment faire l’impasse ici sur Biztalk ou sur le duo Expression Studio / Silverlight ? Impossible. Je sais que je vais jouer au vieux con en disant ça, mais j’aimais bien quand en un seul TechEd, on pouvait faire le point sur les développements de Visual Studio, d’Office, de SQL Server, de Windows… C’est à l’aune de ce gigantisme qu’on mesure l’importance que Microsoft a acquise dans les solutions d’entreprise. Au risque d’avoir de plus en plus de mal à assurer cette fameuse cohérence d’un bout à l’autre.

