Archive : Portrait de Patrick Albert

Interviews, SGBD, langages & développement Pas de commentaires

Voici pour commencer cette série ‘Archives’ un article que j’ai beaucoup aimé écrire. D’une part parce qu’il s’agit d’un exercice de style (façon quatrième de couv de Libé - toutes proportions gardées), d’autre part parce que je trouve que Patrick Albert est un "personnage", dans toute l’acception du terme. Cet article date d’août 2001.

Des technos objet à la musique techno

La vie est une histoire de contradictions. Surtout celle de Patrick Albert. A 44 ans, le cofondateur et directeur de la technologie de l’éditeur de composants logiciels Ilog n’a qu’une idée en tête : sortir un album de musique techno. Après quelques années de travail à 4/5e, Patrick Albert vient même de passer à mi-temps pour consacrer un peu plus de temps à sa première passion, la musique. Lire la suite…

SOA, MDA et règles métier à la SMABTP

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J’ai assisté hier aux premières Assises du SI durable (et animé une table ronde par la même occasion), où les auteurs de l’ouvrage “Le SI durable” (chez Hermès Lavoisier) ont pu exposer leur vision, à rebrousse-poil des idées des grands fournisseurs, comme je le disais l’autre jour.

Pour le compte-rendu, vous pouvez le lire sur notre fil d’actualité ou sur notre section Forum SOA.

Et pour une meilleure compréhension des principes qui ont guidé les auteurs, voici un petit cadeau : l’article que j’avais écrit il y a un an et demi suite à ma rencontre avec Jean-Michel Detavernier. Difficile de retranscrire en quelques mots sont expérience et ses motivations - ceux qui l’ont vu en live savent combien l’homme est bavard et passionné - mais j’espère avoir réussi à synthétiser l’expérience de la SMABTP, et la façon dont ont été appliquées les bonnes pratiques des architectures orientées service (externalisation des données de référence et des règles métier, gros effort de modélisation amont, conception des services métier indépendamment des technologies d’infrastructure, cadre de développement pour à la fois contraindre et faciliter le travail des développeurs…).

L’article original est paru dans LMI (le magazine). Le voici pour vous, ci-dessous.

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Allo les SOA, ici la Terre !

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Atterrissage réussi, me voici de nouveau sur la terre ferme. Après des semaines et des semaines passées à préparer un événement de l’ampleur du Forum SOA 2007, cela fait du bien 1) de constater que cela s’est bien passé, et 2) que ce soit fini ;-)

D’après les premiers échos que j’en ai eu sur place, j’ai le sentiment que cette seconde édition du Forum SOA s’était bien ancrée dans le concret. L’année dernière, nous nous sommes attachés à décrire le concept, en évoquant plusieurs mises en oeuvre et des bonnes pratiques, mais surtout en insistant sur les bénéfices potentiels (les vidéos sont sur www.forumsoa.fr).

Or non seulement en un an les choses ont évolué (les standards, les offres, la compréhension…), mais en outre la multiplication des cas clients nous a permis d’affûter notre point de vue. J’ai ainsi eu des discussions très intéressantes avec des gens confrontés aux problèmes concrets qui peuvent jalonner une expérience de la SOA, et je crois que le débat s’en est nourri. J’en profite d’ailleurs pour adresser un grand merci à tous !!

Sur le fond, j’ai choisi d’introduire un élément de provocation en donnant la possibilité à Pierre Bonnet, un des co-auteurs de la méthode publique Praxeme, de s’exprimer sur le retour sur investissement des SOA (je publierai son interview dans un prochain billet). Pour lui, seule la SOA impliquant une refonte, même progressive, de son existant, permet d’atteindre un véritable ROI. Bien entendu, ce message peut effrayer le client, plutôt habitué au discours lénifiant des fournisseurs : oui monsieur, avec nos produits, vous ferez de la SOA sans effort (à mon avis, leurs conseils en communication vendaient auparavant des crèmes amincissantes ; c’est tout de même dommage, même quand un produit est bon, il ne faut pas le survendre, sinon gare à la déception).
Seuls les cabinets d’architectes préviennent que tout n’est pas si simple. Comme d’habitude, tout dépend de la situation de l’entreprise. Ainsi, dans un atelier de l’après-midi, le DSI de M6 Boutique a démontré qu’une solution qui pourrait s’apparenter à du revamping mâtiné de mashup a répondu très rapidement à toutes ses attentes.

Mais la provocation a porté ses fruits, puisqu’à la table ronde sur la gouvernance et la façon de mener un projet SOA, les intervenants se sont positionnés par rapport à Praxeme sans qu’il soit besoin de leur poser la question. Démonstration, s’il en était besoin, que cette question de méthodologie est essentielle.

Est-ce Praxeme qu’il faut à tous ? Peut-être pas, mais l’approche ‘open source’ de cette méthodologie présente un aspect séduisant, d’autant que plusieurs acteurs du conseil s’en réclament maintenant. Comme soulignait un des intervenants, il manque à Praxeme une référence majeure (hormis donc celle de SMABTP, dont le DSI adjoint, Jean-Michel Detavernier, était intervenu sur Forum SOA 2006). Cela devrait venir : Dominique Vauquier, coauteur de Praxeme, a quitté Unilog pour un grand compte afin d’y appliquer ses principes en interne. Du côté des fournisseurs, en revanche, c’est plus mou : seul Ilog a rejoint la communauté ‘Sustainable IT Architecture‘ tout juste créée par Pierre Bonnet (d’Orchestra Networks).