Comme je l’ai twitté il y a quelques jours, j’ai eu la chance de rencontrer un vétéran de l’industrie informatique, Tom Nies, dirigeant-fondateur de Cincom, que sa biographie décrit comme détenant le record de longévité d’un CEO encore en activité de l’industrie informatique. De fait, même Larry Ellison est battu : Oracle n’a été fondé qu’en 77, alors que Cincom date de 1968. A cette époque, l’industrie logicielle en tant que secteur indépendant démarrait à peine ; ex-employé d’IBM, Tom Nies était un des premiers à croire à la possibilité de vivre en tant qu’éditeur de logiciel distinct d’un fabricant de machines (base de données et outils associés à l’époque, puis progiciels par la suite). Autre spécificité, Tom Nies a fait le choix de piloter son activité d’édition de logiciels sans jamais faire appel à du financement externe. Enfin, il est resté là où est née son entreprise, dans l’Ohio (au sud-est des Grands Lacs), quand bien même le centre de gravité de l’industrie logicielle américaine s’est par la suite déplacé vers la côte Ouest.
Au cours de cette courte rencontre, j’ai demandé à Tom Nies d’expliquer ces choix, très rares dans le monde informatique. Et qui font que Cincom existe depuis plus de 40 ans et que son chiffre d’affaires culmine à 105 M$, quand les entreprises des premières décennies de l’informatique sont soit disparues, soit devenues multimilliardaires. Il s’agit donc d’un véritable ovni, qui pense que le but ultime d’une entreprise n’est pas d’enrichir des actionnaires, mais de créer de la valeur pour les employés, les clients, et son environnement. Et pour une fois, il ne s’agit pas simplement d’une profession de foi aimablement inscrite au début d’un rapport annuel.
J’ai eu récemment l’opportunité de rencontrer en exclusivité le papa de Silverlight, Scott Guthrie. Responsable des évolutions de .Net 4, Visual Studio 2010, WPF… Le monsieur est une mine d’infos, et j’ai pu passer une agréable heure et demie en sa compagnie. (Merci à Julien Codorniou, monsieur Idees et BizSpark de Microsoft, pour avoir joué les entremetteurs.) Les développeurs les plus aguerris ne trouveront probablement pas de scoops, mais j’ai essayé de balayer les principaux sujets, afin de faire un point complet sur l’évolution de la stratégie Silverlight, et sur les évolutions à attendre dans le modèle de programmation .Net.
je dois interviewer dans quelques jours Scott Guthrie, le papa de .Net (et qui supervise aussi le développement de WPF, IIS, Silverlight, ASP.Net… cf. http://weblogs.asp.net/scottgu/about.aspx ). Des questions que vous aimeriez que je pose au monsieur ?
Encore un petit sujet sur l’amélioration de la qualité du code…
Il y a de petits efforts à faire qui ne coûtent pas cher pour alléger des codes et optimiser le fonctionnement des applications, mais encore faut-il, il est vrai, que le développeur ait un minimum d’outils à sa disposition. Chez Octo, on trouvait que de ce point de vue, dans le monde Java, aucun outil n’arrivait à la cheville de NDepend, analyseur de code .Net. Le cabinet a donc collaboré avec Patrick Smacchia, auteur de NDepend, pour en proposer une version Java, XDepend.
J’ai trouvé la démarche intéressante, et j’ai donc approfondi le sujet avec Marc-Antoine Garrigue, directeur de la R&D d’Octo Technology : Lire la suite…
Ah, le vieux rêve du portail qui indique d’un coup d’oeil l’état d’avancement des projets et leurs éventuels problèmes, et auquel se réfèrent avec un égal bonheur DSI, chefs de projet, développeurs, prestataires… J’ai vu pas mal de communication sur le sujet, mais beaucoup moins de mises en oeuvre (à ce propos, j’ai retrouvé un reportage que j’ai écrit en 2003, à la DSI Voyageurs de la SNCF : je le publie dans un prochain billet ). Quand Fabrice Bellingard, de la SSII Qualixo, m’a contacté pour me parler d’un tel projet, en Open Source cette fois, je lui ai donc dit que je voulais bien en parler (voir l’article sur LMI )… s’il me présentait un utilisateur. Voilà qui est chose faite : Thierry Bey, responsable entité Langages, Qualité et Processus de Développement de PSA Peugeot Citroën, m’a accordé une bonne heure d’entretien, ce dont je le remercie. Voici le contenu de cet entretien - en espérant que cette fois, la notion d’Open Source contribue à emporter l’adhésion de tous.
Des créateurs de start-up qui font fortune, j’en rencontre un paquet. Mais je crois que la palme du mec le plus énervant revient à Mark Shuttleworth . Il a eu l’idée de fonder une boîte délivrant des certificats électroniques pour le Web alors que celui-ci était encore balbutiant, boîte qu’il a revendue 4 ans plus tard pour un demi-milliard à Verisign… Avec cet argent, il a pris un billet pour l’espace (Wikipedia le classe même comme cosmonaute )… puis a fondé Canonical, qui livre aujourd’hui une des distributions Linux les plus populaires, Ubuntu . Et vous voulez savoir le plus énervant : ce garçon charmant a fait tout ça alors qu’il est plus jeune que moi - qui n’ai même pas de Rolex, c’est dire.
Aujourd’hui, j’ai rencontré le nouveau CEO de Progress Software, Rick Reidy. Enfin, rencontré virtuellement, par téléphone, bicose grève sur le RER A. Il ne m’en a pas tenu rigueur : “J’ai vécu deux ans en France, et le premier mot que j’ai appris, c’est ‘grève’ !”
Plus sérieusement, on a pu évoquer ses projets de transformation du groupe. Ces derniers temps, les acquisitions à tout va avaient plutôt brouillé l’écoute. Progress se retrouvait avec beaucoup de technos concurrentes, et il fallait débroussailler pour savoir de quoi on avait besoin pour un problème donné. Désormais, Progress compte proposer des solutions à ces problèmes. C’est l’éditeur qui formulera des propositions s’appuyant sur un ou plusieurs produits.
Pas trop tôt, me direz-vous. Mais bon, au moins, Rick Reidy est concret. Exemple : “On vend beaucoup mieux Actional en expliquant que c’est un produit de “revenue insurance” [supervisant la bonne exécution du chiffre d’affaires] plutôt qu’un produit d’administration des SOA [architectures orientées services]. Même chose avec le CEP [Complex event processing : analyse et corrélation des flux pour accélérer la prise de décision] : nous ne cherchons pas à parler de CEP aux traders, on leur parle d’algorithmes de trading, ou de routage intelligent des ordres… ”
De fait, si les Google Docs ou le serveur d’applications Java Google AppEngine sont loin d’être parfaits, ils sont tout à fait capables de remplir certaines fonctions (voire tout ce dont on peut avoir besoin, selon son profil ou le but de son application), gratuitement ou pour une dépense très modique. Du coup, ce sont non seulement les éditeurs de logiciels commerciaux mais aussi les acteurs du Libre qui sont obligés de s’interroger, en même temps que les DSI, sur leur stratégie.
Je ne sais pas si ce qui sortira de toute cette agitation autour du cloud et du Saas aboutira à quelque chose de vraiment exploitable par les grandes entreprises, mais au moins Google aura eu le mérite de secouer la fourmilière.
Quitte à payer chaque année plusieurs milliers de dollars à un éditeur de logiciels, j’imagine qu’on se sent mieux quand l’éditeur en question affiche une santé insolente et rachète des boîtes à tour de bras. Ainsi, j’ai eu en ligne Ian Abramson , président du club d’utilisateurs nord-américains d’Oracle, l’IOUG, qui affiche un grand sourire suite au rachat de Sun. Oh, bien sûr, ça ne lui déplairait pas qu’Oracle adoucisse un peu ses prix, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la simplicité et l’optimisation des offres. De la même façon qu’un utilisateur de DB2 s’attend à ce que la base fonctionne au mieux sur du middleware et des serveurs IBM, il s’attend à ce que les briques Sun et Oracle composent une offre intégrée et optimisée. Quant à ce qui adviendra de l’accord avec HP ou de MySQL, cela se situe à la périphérie de ses soucis.
Interview Ian Abramson, président de l’IOUG, club des utilisateurs Oracle d’Amérique du Nord.
LeMondeInformatique.fr a le plaisir de s’associer cette année à l’Université du SI , organisée par Octo Technology les 1er et 2 juillets prochains. Il semble que les papiers que j’avais écrits l’année dernière aient suscité un certain intérêt, notamment celui sur l’intervention de Michel Serres . En tant que partenaire presse, j’ai donc accès en amont aux intervenants de l’édition 2009. J’ai choisi de commencer avec Djamel Zouaoui, architecte senior d’Octo, qui animera avec son complice David Alia une session au titre alléchant : "Du RIA pour mon SI : Microsoft Silverlight VS Adobe Flex ". Si je pense comme lui que les RIA sont un sujet d’avenir (voilà un certain temps que je traite le sujet, d’ailleurs, et heureusement on commence à en parler davantage au présent qu’au futur !), je ne suis évidemment pas aussi catégorique sur les choix à effectuer. Mais après tout, place aux spécialistes !
Interview de Djamel Zouaoui, Architecte senior d’Octo Technology Lire la suite…