Amélioration du code Java : interview de Marc-Antoine Garrigue, directeur de la R&D d’Octo Technology

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Encore un petit sujet sur l’amélioration de la qualité du code…

Il y a de petits efforts à faire qui ne coûtent pas cher pour alléger des codes et optimiser le fonctionnement des applications, mais encore faut-il, il est vrai, que le développeur ait un minimum d’outils à sa disposition. Chez Octo, on trouvait que de ce point de vue, dans le monde Java, aucun outil n’arrivait à la cheville de NDepend, analyseur de code .Net. Le cabinet a donc collaboré avec Patrick Smacchia, auteur de NDepend, pour en proposer une version Java, XDepend.

J’ai trouvé la démarche intéressante, et j’ai donc approfondi le sujet avec Marc-Antoine Garrigue, directeur de la R&D d’Octo Technology :
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Interview de Mike Repass, chef produit Google App Engine

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N’allons pas en déduire tout de suite qu’avoir mauvais caractère est payant. Toutefois, il se trouve bizarrement que suite au quiproquo lors de la présentation de la version Java de Google App Engine, Google m’a donné l’opportunité de rencontrer en exclusivité le chef produit, Mike Repass. Bon, cette fois, j’ai signé leur doc, et j’ai même accepté, lorsque j’ai pris le monsieur en photo, de le cadrer de façon à ce qu’on ne voit pas par la fenêtre les bâtiments en face, qui pourraient, m’a-t-on dit, donner une idée de où nous nous trouvions (ben, dans les locaux de Google France, mentionnés dans l’annuaire, enfin bon, passons…).

Bref, voici une version longue de cette interview, dont j’admets avec plaisir que certaines questions ont été soufflées par Didier Girard, que j’avais convié, en tant qu’auteur de onGWT.com , à participer à notre entretien (il n’a pu rester tout du long). A noter que je publierai une version courte dans LMI [MAJ : ayé, c’est là ] (et la photo, dès que je remets la main dessus !) .

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Oracle-Sun : le patron des utilisateurs US est very excited

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Quitte à payer chaque année plusieurs milliers de dollars à un éditeur de logiciels, j’imagine qu’on se sent mieux quand l’éditeur en question affiche une santé insolente et rachète des boîtes à tour de bras. Ainsi, j’ai eu en ligne Ian Abramson , président du club d’utilisateurs nord-américains d’Oracle, l’IOUG, qui affiche un grand sourire suite au rachat de Sun. Oh, bien sûr, ça ne lui déplairait pas qu’Oracle adoucisse un peu ses prix, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la simplicité et l’optimisation des offres. De la même façon qu’un utilisateur de DB2 s’attend à ce que la base fonctionne au mieux sur du middleware et des serveurs IBM, il s’attend à ce que les briques Sun et Oracle composent une offre intégrée et optimisée. Quant à ce qui adviendra de l’accord avec HP ou de MySQL, cela se situe à la périphérie de ses soucis.

Interview Ian Abramson, président de l’IOUG, club des utilisateurs Oracle d’Amérique du Nord.

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MySQL ne concurrencera plus Oracle

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cf. http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-oracle-acquiert-sun-pour-7-4-milliards-de-dollars-28464.html

Java supporté par App Engine : réaction de Didier Girard

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J’ai gagné mon pari avec un collègue d’IDG News Service : l’annonce faite hier soir lors de son Campfire par Google concernait bien le support de Java par son App Engine (serveur d’applications supportant jusqu’à présent Python), et non celui de PHP. Ayant donc obtenu confirmation ce matin, j’ai téléphoné à Didier Girard, directeur technique de la SSII Sfeir, grand dispensateur de sagesse via application-servers.com et grand manitou de GWT , dont le petit doigt me disait bien que quoi que Google allait annoncer, il le testait déjà depuis un certain temps (bon, en même temps, sachant que Didier sera l’un des intervenants de la conférence développeurs Google demain soir, ça paraissait logique). Interview. Lire la suite…

Sun-MySQL : interview de Zack Urlocker

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Comme promis, voici un compte-rendu de mon entretien avec un VP de MySQL, Zack Urlocker. Il devait y avoir quelqu’un de Sun aussi, mais il a fait pschittt. Zack Urlocker, lui, a plutôt joué les disques rayés, dans un parfait exercice de langue de bois. Comme je le pressentais, je n’ai pas eu mieux que ce que Jonathan Schwartz a déjà écrit dans son blog. Mais bon, voici quand même quelques détails.

LeMondeInformatique.fr : Jusqu’à présent, MySQL n’avait levé que quelques millions de dollars. Comment expliquez-vous que Sun ait dépensé un milliard de dollars pour racheter MySQL ?
Zack Urlocker :
Du point de vue de MySQL, c’est un aboutissement, pour nos clients et pour nous. Et cela marque aussi un engagement significatif de Sun envers l’Open Source et la couche LAMP. Cela s’intègre aussi parfaitement dans la stratégie Open Source de Sun, avec OpenSolaris, Java, NetBeans, OpenOffice, etc.

Certes, mais comment expliquer que Sun ait dépensé un milliard de dollars ?
Sun ne commente pas sur les détails financiers.

Quel message voulez-vous faire passer à votre communauté ?
Je crois que c’est un grand engagement envers l’Open Source. Nous voulons être clairs sur le fait que Marten Mickos, CEO de MySQL, continuera de diriger les opérations au sein de Sun. MySQL fera partie de la division Software de Sun, et Marten Mickos sera sous la responsabilité de Rich Green. L’équipe de management et les fondateurs de MySQL sont tous à bord. Ce que je voudrais ajouter, c’est que cette acquisition nous donne plus de ressources que ce que nous avions en tant que société indépendante. Cela nous permet de viser un public plus large, car l’expertise de MySQL était vraiment sur les entreprises du Web et les petites et moyennes entreprises, tandis que Sun s’adresse aux grands comptes. C’est un grand vote de confiance qui va nous permettre de faire croître notre business à un rythme bien plus grand que ce qu’on aurait pu connaître en tant qu’indépendant.

Toutefois, il y avait des avantages à être indépendant. Désormais, vous faites partie d’un grand groupe qui vend aussi des solutions logicielles, un système d’exploitation, du matériel…
Je comprends l’objet de cette question. Mais depuis quelques années, Sun a vraiment opéré une transition. Sun supporte désormais Linux et Windows, travaille avec Intel, AMD, IBM, Dell… C’est une entreprise très ouverte aujourd’hui. Il n’y aura aucun changement pour nous, MySQL continuera de supporter Linux, Windows, PHP, Perl, Python… mais il y aura des améliorations dans le futur : support de Solaris, de Dtrace [outil d’administration, ndlr], et d’autres élément du portefeuille Sun.

Prévoyez-vous des évolutions prochaines de la feuille de route produits, ou cela se fera à plus long terme ?
Pas de changement à court terme. Les équipes de management et d’ingénierie de MySQL continueront comme avant, mais désormais nous bénéficions de davantage de ressources. Nous donnerons plus de détails sur la feuille de route dans quelques mois.

De même, les nouvelles offres de support de Sun seront dévoilées à ce moment ?
Oui. Les deux sociétés ont des modèles de souscription déjà en place. Donc je ne pense pas qu’il y ait de changement radical.

That’s all folks, rendez-vous demain pour les avis des analystes sur BEA-Oracle.

Scott McNealy et la démarche du CEO

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Cette semaine, j’étais convié avec quelques confrères à venir poser des questions à Scott McNealy, cofondateur de Sun, de passage à Paris. Une invitation qui ne se refuse pas (quoique, si on m’avait dit avant que c’était sur une péniche transformée en réfrigérateur, j’aurais hésité…) (d’ailleurs, même Scott McNealy, qui nous a fait tout un discours sur le “global warming”, le réchauffement planétaire, a apprécié le peu de chaleur qui se dégageait des ordinateurs portables ouverts en face de lui…).

Cela ne se refuse pas, donc, même si on sait d’avance que le monsieur tiendra un discours plutôt convenu. Ils sont rares, les grands patrons à lâcher, même provisoirement, la langue de bois. A ce propos, je lui ai d’ailleurs demandé si, en tant que Chairman of the board (président du conseil d’administration) de Sun, et à ce titre responsable de la bonne gouvernance de l’entreprise devant les autorités, il n’avait pas peur, parfois, de ce que Jonathan Schwartz, le CEO de Sun, pouvait écrire dans son blog. Réponse de McNealy, un sourire en coin : “I’m more afraid of what you, guys, can write.” Des années de media-training, le monsieur…

Néanmoins, la discussion fut intéressante. J’ai ainsi appris l’existence de Curriki, un projet à vocation internationale, qui visiblement tient à coeur à Scott McNealy. Il s’agit de s’appuyer sur des moyens technologiques pour réduire le coût de l’accès à la connaissance et à l’éducation. Prenant l’exemple des Etats-Unis, où “des milliards de dollars sont dépensés chaque année pour acheter des livres”, il explique que cet argent pourrait être mieux employé ailleurs, à payer des professeurs, par exemple. Et encore, dit-il, “les Etats-Unis peuvent se permettre” cette dépense. Ce qui n’est pas le cas de pays moins riches. On notera, pour l’anecdote, que, comme l’a souligné Scott McNealy, Curriki est motorisé “par XWiki, un projet Open Source français”.

En revanche, quand un estimé confrère a demandé quel était le projet le plus intéressant sur lequel il planchait en ce moment, la réponse fut plutôt décevante : Rock, une puce qui devrait être commercialisée en 2008 (elle aura 16 coeurs, et pourra supporter 256 To de mémoire vive…). Et de nous sortir un prototype de sa poche, après avoir déjà moult fois agité un UltraSparc devant nos yeux pas franchement ébaubis. Exemple : Sun compte-t-il livrer une puce spécifique pour Java ? Hop, Scott tire l’UltraSparc de sa poche, expliquant que Solaris sur Sparc constitue déjà la meilleure plateforme. Qui pratique réellement la virtualisation ? Hop, Scott brandit à nouveau la puce. Et l’Open Source ? Hop, même l’UltraSparc y est passé… Eh oui, dans Sun Microsystems, il y a systems, nous a fait remarquer Scott. (cf. à ce propos une interview de David Yen)

Mais le clou du spectacle a tout de même été l’imitation du CEO. “No cameras”, a demandé Scott, mais bon, rien n’empêche que je vous décrive la scène. Le Chairman de Sun voulait bien nous faire comprendre que Jonathan Schwartz faisait “un boulot fabuleux” et que lui-même ne regrettait pas d’avoir quitté - après 22 ans dans cette fonction - ce poste de CEO qu’il avait pris en 1984, “en intérim, le temps de trouver quelqu’un”. A quoi ressemble un CEO, d’après Scott : debout, les mains sur les yeux, essayant de deviner avec le bout du pied où pourra bien se faire son prochain pas…

Java en GPL : avis de grand FUD sur le monde informatique

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Ils sont fous ces Californiens. Passer Java en Open Source , certes. Mais choisir pour ce faire la licence GPL, c’est prendre un grand risque. Comme d’autres Californiens - hollywoodiens cette fois - nous le répètent à longueur de films, c’est en prenant des risques qu’on peut atteindre des objectifs élevés. Par exemple, parvenir à associer Java à Linux. Pendant longtemps, Java a joué quasiment seul sur le marché des développements d’entreprise : Cobol frappé d’obsolescence (même si dans les faits, cela n’est pas aussi radical), les outils RAD accusés de faire du vite fait mal fait, les AGL taxés d’outils propriétaires… et .Net qui prenait seulement ses marques.
Aujourd’hui, .Net est en version 3, et les technologies de type services Web permettent de mixer sans problème majeur des technologies Microsoft et autres. De son côté, Java marque un peu le pas. Après onze ans d’existence, le langage a énormément évolué, et forcément, les spécifications sont de plus en plus complexes.
La seule façon pour Sun de reculer l’impossible, découvrir de nouvelles formes de vies, d’autres civilisations, au mépris du danger, c’est de faire passer à son vaisseau Java la frontière du monde Linux. Et pour ça, la GPL est le bon outil. Simon Phipps , responsable de l’Open Source chez Sun, était ainsi tout content de me montrer une vidéo de Richard Stallman réagissant à l’annonce de Sun. Je parie que RMS n’avait plus autant jubilé depuis qu’il a reçu son premier vélo au Noël de ses 4 ans (bon, c’est une image, si ça se trouve, c’était une mobylette à 15 ans).
En revanche, la GPL, c’est aussi, par essence, LA licence militante du logiciel libre, ce qui peut faire peur à des entreprises… surtout si c’est exploité par les adversaires de Java. Bien sûr, Sun pourra répondre que l’exception Classpath, voire le maintien de la licence commerciale, permettent à tout un chacun de choisir sa voie, en-dehors du strict respect de la GPL. OK. Mais je ne suis pas sûr que les dirigeants de Sun prennent vraiment la mesure de ce que cela peut induire en termes de FUD (fear, uncertainty and doubt) ; j’en ai parlé au téléphone avec Michael Goulde, analyste de Forrester, qui n’a pas employé le terme de naïveté, mais c’était tout comme. On parlera peut-être plutôt de candeur. Et finalement, ça a un côté rafraîchissant…

Oups, j’ai failli oublier de faire figurer quelques liens intéressants (j’en ajouterai au fur et à mesure) :

Le blog de l’ami Sami

Le blog d’Alexis Moussine-Pouchkine

[MAJ 14/11/06]

Le site spécifique de Sun

Le blog de Tim Bray

(et certainement le blog de Jonathan Schwartz , sauf qu’il m’a tout l’air d’être surchargé et que je n’ai pas pu vérifier s’il avait blogué dessus…)

Et ci-dessous, puisque je ne trouve pas de lien, un extrait du communiqué de l’April, l’Association pour la promotion et la recherche en informatique libre, grandement soulagée de voir ainsi s’évanouir un problème d’éthique.

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Du code .Net vers Java, est-ce bien raisonnable ?

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Bêtement, je me disais que pour déployer une application Java, il valait mieux l’écrire en Java. Et puis deux tests réalisés par Infoworld (notre publication soeur aux Etats-Unis) des produits de Stryon et Mainsoft m’ont fait douter… Je les publierai dans notre édition du 26 novembre. En résumé, il en ressort que ces outils, tout de même assez jeunes, parviennent à s’intégrer de façon transparente dans Visual Studio. Vous développez en C#, un clic, le choix d’un serveur d’applications Java et hop, c’est fait.

A quoi ça sert ? Tester une application dans les deux environnements ? Migrer rapidement un projet ? Déployer du Java tout en gardant les compétences internes (formées sur Microsoft) et la productivité de Visual Studio ? Oui, mais est-ce déployable à grande échelle ? Comment s’opère la maintenance du code ?

En d’autres termes, est-ce que le fait qu’une telle possibilité existe (comme faire tourner du .Net sur Linux avec Mono ) implique qu’elle doive être exploitée ? Ne risque-t-on pas ainsi de créer plus de complexité qu’on ne souhaite en résoudre…