Michael ‘Monty’ Widenius reprend MySQL (enfin presque)

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Je n’avais pas pu m’intéresser tout de suite à l’Open Database Alliance créée par Michael ‘Monty’ Widenius, papa et cofondateur de MySQL. Voilà qui est réparé. J’ai réussi à avoir le monsieur au bout du fil, et après avoir pas mal pataugé dans l’accent finlandais, je suis en mesure d’apporter quelques éclaircissements à ceux qui se demandaient ce que MySQL allait devenir après le rachat de Sun par Oracle. Lire la suite…

Oracle-Sun : le patron des utilisateurs US est very excited

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Quitte à payer chaque année plusieurs milliers de dollars à un éditeur de logiciels, j’imagine qu’on se sent mieux quand l’éditeur en question affiche une santé insolente et rachète des boîtes à tour de bras. Ainsi, j’ai eu en ligne Ian Abramson , président du club d’utilisateurs nord-américains d’Oracle, l’IOUG, qui affiche un grand sourire suite au rachat de Sun. Oh, bien sûr, ça ne lui déplairait pas qu’Oracle adoucisse un peu ses prix, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la simplicité et l’optimisation des offres. De la même façon qu’un utilisateur de DB2 s’attend à ce que la base fonctionne au mieux sur du middleware et des serveurs IBM, il s’attend à ce que les briques Sun et Oracle composent une offre intégrée et optimisée. Quant à ce qui adviendra de l’accord avec HP ou de MySQL, cela se situe à la périphérie de ses soucis.

Interview Ian Abramson, président de l’IOUG, club des utilisateurs Oracle d’Amérique du Nord.

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MySQL ne concurrencera plus Oracle

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cf. http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-oracle-acquiert-sun-pour-7-4-milliards-de-dollars-28464.html

Damned : MySQL ne garantit pas la Maison-Blanche à tout le monde

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Félicitant Barack Obama pour son élection à la présidence des Etats-Unis, Jonathan Schwartz, le patron de Sun, ne perd pas l’occasion de rappeler sur son blog que le site de campagne BarackObama.com reposait sur une base MySQL. Tout en avertissant que Sun ne garantissait pas la Maison-Blanche à tous ses utilisateurs.

Pffff, non mais où va-t-on ? :-)

JBoss BlackTie ne remplacera pas Tuxedo de si tôt

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Chapeau rouge et cravate noire comme arme anti-Tuxedo, l’image est belle, mais je crains qu’il faille plus pour encourager les entreprises dont les SI reposent sur le moniteur transactionnel de BEA pour bouger vers une offre Open Source.

Reprenons : lors de son JBoss World à Orlando, Red Hat a clamé haut et fort son ambition de devenir un acteur majeur des SOA. A côté de ça, plusieurs initiatives et projets ont été lancés, dont le projet BlackTie, un moniteur transactionnel 100% compatible (pour ne pas dire un clone) avec Tuxedo, la référence du secteur, qui a assis la réputation de sérieux de BEA et lui procure aujourd’hui un confortable revenu récurrent.

Combien ? Difficile de l’estimer précisément. Marc Fleury, citant Alfred Chuang, parle de 150 M$ par an. Dans les rapports financiers de BEA, on peut aussi lire que sur les 6 premiers mois de 2007, les revenus de maintenance et de support (tous produits confondus, et Weblogic doit aussi peser pour une bonne part) ont représenté 373,2 M$ (sur un CA total de 710,5 M$), un chiffre en hausse de 19,8% par rapport à la période équivalente de 2006.

Dans tous les cas, les revenus de maintenance sont une des pépites qu’Oracle pense acquérir en rachetant BEA (cf. mes précédents billets sur BEA). Marc Fleury se réjouit donc à l’avance du bon coup que JBoss, enfin, Red Hat, vient de jouer, en coupant l’herbe sous le pied d’Oracle. Certes. Mais quand on voit justement les difficultés qu’éprouve Red Hat à positionner son middleware Open Source en tant que plateforme d’entreprise pour les SOA, il y a encore du chemin à parcourir d’ici à ce que BlackTie 1) devienne un produit viable et 2) inspire suffisamment confiance à des DSI pour qu’ils acceptent d’y recourir pour remplacer leur Tuxedo.

Oh, oui, je veux bien croire que Tuxedo leur coûte très cher. Mais il a le grand avantage de fonctionner, et constitue à cet égard le socle de nombreux systèmes transactionnels. Ou, pour parler business, toucher à Tuxedo pourrait coûter des millions en cas de souci. Peu de DSI ont franchi ce pas en remplaçant, par exemple, Oracle par du MySQL. Et je ne crois pas que ça change, même si maintenant Sun est derrière. Au mieux, le nombre de grands projets démarrant aujourd’hui et recourant à MySQL devrait augmenter, mais quant à toucher à ce qui fonctionne…

En résumé, bravo pour ce projet communautaire (donc à voir sur jboss.org) de concurrence Open Source, et bon courage pour le diffuser !

Sun-MySQL : interview de Zack Urlocker

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Comme promis, voici un compte-rendu de mon entretien avec un VP de MySQL, Zack Urlocker. Il devait y avoir quelqu’un de Sun aussi, mais il a fait pschittt. Zack Urlocker, lui, a plutôt joué les disques rayés, dans un parfait exercice de langue de bois. Comme je le pressentais, je n’ai pas eu mieux que ce que Jonathan Schwartz a déjà écrit dans son blog. Mais bon, voici quand même quelques détails.

LeMondeInformatique.fr : Jusqu’à présent, MySQL n’avait levé que quelques millions de dollars. Comment expliquez-vous que Sun ait dépensé un milliard de dollars pour racheter MySQL ?
Zack Urlocker :
Du point de vue de MySQL, c’est un aboutissement, pour nos clients et pour nous. Et cela marque aussi un engagement significatif de Sun envers l’Open Source et la couche LAMP. Cela s’intègre aussi parfaitement dans la stratégie Open Source de Sun, avec OpenSolaris, Java, NetBeans, OpenOffice, etc.

Certes, mais comment expliquer que Sun ait dépensé un milliard de dollars ?
Sun ne commente pas sur les détails financiers.

Quel message voulez-vous faire passer à votre communauté ?
Je crois que c’est un grand engagement envers l’Open Source. Nous voulons être clairs sur le fait que Marten Mickos, CEO de MySQL, continuera de diriger les opérations au sein de Sun. MySQL fera partie de la division Software de Sun, et Marten Mickos sera sous la responsabilité de Rich Green. L’équipe de management et les fondateurs de MySQL sont tous à bord. Ce que je voudrais ajouter, c’est que cette acquisition nous donne plus de ressources que ce que nous avions en tant que société indépendante. Cela nous permet de viser un public plus large, car l’expertise de MySQL était vraiment sur les entreprises du Web et les petites et moyennes entreprises, tandis que Sun s’adresse aux grands comptes. C’est un grand vote de confiance qui va nous permettre de faire croître notre business à un rythme bien plus grand que ce qu’on aurait pu connaître en tant qu’indépendant.

Toutefois, il y avait des avantages à être indépendant. Désormais, vous faites partie d’un grand groupe qui vend aussi des solutions logicielles, un système d’exploitation, du matériel…
Je comprends l’objet de cette question. Mais depuis quelques années, Sun a vraiment opéré une transition. Sun supporte désormais Linux et Windows, travaille avec Intel, AMD, IBM, Dell… C’est une entreprise très ouverte aujourd’hui. Il n’y aura aucun changement pour nous, MySQL continuera de supporter Linux, Windows, PHP, Perl, Python… mais il y aura des améliorations dans le futur : support de Solaris, de Dtrace [outil d’administration, ndlr], et d’autres élément du portefeuille Sun.

Prévoyez-vous des évolutions prochaines de la feuille de route produits, ou cela se fera à plus long terme ?
Pas de changement à court terme. Les équipes de management et d’ingénierie de MySQL continueront comme avant, mais désormais nous bénéficions de davantage de ressources. Nous donnerons plus de détails sur la feuille de route dans quelques mois.

De même, les nouvelles offres de support de Sun seront dévoilées à ce moment ?
Oui. Les deux sociétés ont des modèles de souscription déjà en place. Donc je ne pense pas qu’il y ait de changement radical.

That’s all folks, rendez-vous demain pour les avis des analystes sur BEA-Oracle.

Oracle-BEA et Sun-MySQL, la concentration continue

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Et voilà, on va déjeuner tranquille, on revient, et hop, BEA a finalement accepté - après moult récriminations et cris d’orfraie (ou de vierges effarouchées (à vrai dire, je n’ai pas d’élément de comparaison…)) - de se vendre à Oracle, pour 8,5 Md$, tandis que Sun fait un bon coup en reprenant MySQL pour un milliard de dollars.

On comprend mieux pourquoi Alfred Chuang, présent hier à Paris à la conférence utilisateurs de BEA, a annulé deux rendez-vous avec de grands clients français. En revanche, impossible d’en savoir plus. Autant Oracle avait très envie de me voir il y a quelques jours pour me raconter à quel point ils sont forts en SOA, autant je me suis pris un joli “no comment” au sujet du rachat. Chez BEA, on garde le silence, mais il est bien évident qu’il règne une certaine nervosité en interne. “Ce qu’on peut espérer, m’a confié quelqu’un, c’est qu’Oracle crée une division middleware.” Une branche dont BEA prendrait le contrôle, un peu comme les gens venus de Mercury ont pris une position avantageuse chez HP Software. Les analystes et spécialistes que j’avais contactés au moment de la première offre d’achat soulignaient en effet que BEA avait une certaine longueur d’avance sur l’offre middleware d’Oracle. Mais il y a aussi une question de politique : où en sont les travaux d’Oracle sur Fusion ? Qu’est-ce qui pourrait à terme être remis en cause ?

Côté Sun, on est bien plus expansif. Déjà, Jonathan Schartz a largement commenté l’annonce sur son blog avant même la traditionnelle conf call pour les analystes et la presse. Et d’ici une heure, j’aurai des haut gradés au téléphone, si vous avez des questions de votre côté ;-)