J’ai eu récemment l’opportunité de rencontrer en exclusivité le papa de Silverlight, Scott Guthrie. Responsable des évolutions de .Net 4, Visual Studio 2010, WPF… Le monsieur est une mine d’infos, et j’ai pu passer une agréable heure et demie en sa compagnie. (Merci à Julien Codorniou, monsieur Idees et BizSpark de Microsoft, pour avoir joué les entremetteurs.) Les développeurs les plus aguerris ne trouveront probablement pas de scoops, mais j’ai essayé de balayer les principaux sujets, afin de faire un point complet sur l’évolution de la stratégie Silverlight, et sur les évolutions à attendre dans le modèle de programmation .Net.
je dois interviewer dans quelques jours Scott Guthrie, le papa de .Net (et qui supervise aussi le développement de WPF, IIS, Silverlight, ASP.Net… cf. http://weblogs.asp.net/scottgu/about.aspx ). Des questions que vous aimeriez que je pose au monsieur ?
Encore un petit sujet sur l’amélioration de la qualité du code…
Il y a de petits efforts à faire qui ne coûtent pas cher pour alléger des codes et optimiser le fonctionnement des applications, mais encore faut-il, il est vrai, que le développeur ait un minimum d’outils à sa disposition. Chez Octo, on trouvait que de ce point de vue, dans le monde Java, aucun outil n’arrivait à la cheville de NDepend, analyseur de code .Net. Le cabinet a donc collaboré avec Patrick Smacchia, auteur de NDepend, pour en proposer une version Java, XDepend.
J’ai trouvé la démarche intéressante, et j’ai donc approfondi le sujet avec Marc-Antoine Garrigue, directeur de la R&D d’Octo Technology : Lire la suite…
Sitôt revenu à Paris, j’ai été happé par la vie parisienne et n’ai pas pu finaliser mes billets sur le TechEd. Donc, pour résumer, exactement comme l’a observé Sami (que je n’ai pas croisé, dommage), niveau annonces d’actu, c’était assez pauvre. J’ai fait cette remarque à un responsable de la Corp, qui m’a dit en rigolant : "tout de même, Visual Studio, cela représente des millions de lignes de code, 1500 développeurs, un projet géré avec Team System, et on le sort à l’heure, c’est plutôt phénoménal pour Microsoft !"
Mais de fait, le TechEd - surtout européen - est traditionnellement plus un lieu pour parfaire ses connaissances sur les technos et pour "networker", pour employer le vocabulaire à la mode. Autrement dit, pour faire connaissance avec un tas de gens intéressants. A cet égard, un merci tout particulier à François Mérand , grâce à qui j’ai pu discuter avec des gens passionnés comme Steve Swartz et son compère Clemens Vasters ou Pascal Recchia .
Et puis c’est aussi l’occasion de petits plaisirs, comme lorsque des gens de Microsoft se fâchent tout rouge quand HTC sort son communiqué de presse encensant l’initiative Android de Google et présentant son propre appareil . Ou quand on leur apprend que même des gens de la Corp sont accros à l’iPhone. Ou quand ils ne veulent pas confirmer que Silverlight sera la réponse de Microsoft à cette nouvelle génération d’interfaces pour téléphones mobiles. Réponse officielle, laconique (après quelques Mojitos) : "Il y a eu une démo au Mix"… La voici , sur le blog de Scott Holden, responsable de l’équipe .Net Compact Framework. Franchement, on voit mal comment Microsoft pourrait ne pas pousser Silverlight sur mobile, d’autant que cela ouvrirait la porte des mobiles à des légions entières de développeurs .Net, et procurerait un immense marché potentiel pour sa gamme d’outils Expression.
Hola, que tal ? Pardonne-moi, cher lecteur, cette familiarité, j’essaie simplement d’utiliser le peu d’espagnol que je connais (et encore, sans les accents…) pour te mettre dans l’ambiance : je suis actuellement à Barcelone, au Tech’Ed de Microsoft, sa conférence développeurs. Alors, oui, je sais pour l’ambiance, il pourrait y avoir mieux, comme une photo de jolies Barcelonaises défilant sur les ramblas. Manque de pot, je suis au centre de conférence et, la brume venant de se lever, on commence juste à voir qu’on est au bord de la mer. Donc ami lecteur, il faudra pour le moment te contenter de ça.
Laissez-moi toutefois (allez, soyons fou, employons le pluriel en supposant que vous soyez encore plusieurs lecteurs après ce premier paragraphe extrêmement décevant) vous narrer ma rencontre de ce matin. J’ai discuté trois quarts d’heure avec Colin Miller, un ingénieur de Microsoft dont les travaux sont passés il y a quelques mois de la partie Recherche à la partie Développement. Pour le bien décrire, commençons par dire qu’il s’agit d’un passionné. Enfin disons que c’est l’impression qu’il dégage, mais tout de même, je crois que personne de normalement constitué n’arborerait cette immonde montre Microsoft au poignet sauf à vraiment nourrir une passion pour ces objets… Vous vous souvenez de Spot (Smart personal object technology) ? C’était lui, et il y croit encore.
En l’occurrence, son projet .Net Micro Framework vise à intégrer un substrat de .Net dans le maximum d’objets électroniques, afin 1) de pouvoir écrire des applications pour ces équipements avec Visual Studio, et 2) de faire en sorte que ces objets puissent communiquer directement entre eux. Cela m’a beaucoup rappelé Jini, un concept défendu il y a quelques années par Bill Joy (fin 98, début 99), un des pères de Java chez Sun. Il s’agissait de protocoles de communication en Java, mais l’idée était vraiment la même. Et personne n’en a vraiment entendu parler par la suite. Avait-il raison avant l’heure ? "Oui", m’a répondu Colin Miller.
Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien quand Microsoft reconnaît que Sun était visionnaire
Bêtement, je me disais que pour déployer une application Java, il valait mieux l’écrire en Java. Et puis deux tests réalisés par Infoworld (notre publication soeur aux Etats-Unis) des produits de Stryon et Mainsoft m’ont fait douter… Je les publierai dans notre édition du 26 novembre. En résumé, il en ressort que ces outils, tout de même assez jeunes, parviennent à s’intégrer de façon transparente dans Visual Studio. Vous développez en C#, un clic, le choix d’un serveur d’applications Java et hop, c’est fait.
A quoi ça sert ? Tester une application dans les deux environnements ? Migrer rapidement un projet ? Déployer du Java tout en gardant les compétences internes (formées sur Microsoft) et la productivité de Visual Studio ? Oui, mais est-ce déployable à grande échelle ? Comment s’opère la maintenance du code ?
En d’autres termes, est-ce que le fait qu’une telle possibilité existe (comme faire tourner du .Net sur Linux avec Mono ) implique qu’elle doive être exploitée ? Ne risque-t-on pas ainsi de créer plus de complexité qu’on ne souhaite en résoudre…