Michael ‘Monty’ Widenius reprend MySQL (enfin presque)

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Je n’avais pas pu m’intéresser tout de suite à l’Open Database Alliance créée par Michael ‘Monty’ Widenius, papa et cofondateur de MySQL. Voilà qui est réparé. J’ai réussi à avoir le monsieur au bout du fil, et après avoir pas mal pataugé dans l’accent finlandais, je suis en mesure d’apporter quelques éclaircissements à ceux qui se demandaient ce que MySQL allait devenir après le rachat de Sun par Oracle. Lire la suite…

Oracle-Sun : le patron des utilisateurs US est very excited

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Quitte à payer chaque année plusieurs milliers de dollars à un éditeur de logiciels, j’imagine qu’on se sent mieux quand l’éditeur en question affiche une santé insolente et rachète des boîtes à tour de bras. Ainsi, j’ai eu en ligne Ian Abramson , président du club d’utilisateurs nord-américains d’Oracle, l’IOUG, qui affiche un grand sourire suite au rachat de Sun. Oh, bien sûr, ça ne lui déplairait pas qu’Oracle adoucisse un peu ses prix, mais ce qu’il recherche avant tout, c’est la simplicité et l’optimisation des offres. De la même façon qu’un utilisateur de DB2 s’attend à ce que la base fonctionne au mieux sur du middleware et des serveurs IBM, il s’attend à ce que les briques Sun et Oracle composent une offre intégrée et optimisée. Quant à ce qui adviendra de l’accord avec HP ou de MySQL, cela se situe à la périphérie de ses soucis.

Interview Ian Abramson, président de l’IOUG, club des utilisateurs Oracle d’Amérique du Nord.

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MySQL ne concurrencera plus Oracle

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cf. http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-oracle-acquiert-sun-pour-7-4-milliards-de-dollars-28464.html

Les Etats-Unis rachètent la France pour sa base installée (coming soon to a theater near you)

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Le titre vous étonne ? Vous serez moins surpris en lisant que Barack Obama a choisi, parmi ses conseillers économiques, le président d’Oracle, Chuck Philips. Et quelle est la stratégie qu’Oracle a suivie ces dernières années ?…

Weblogic devient le serveur d’applications d’Oracle

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L’info au moment où on l’a : Thomas Kurian, le responsable du middleware chez Oracle, propose en ce moment un webcast sur la stratégie d’Oracle suite à l’acquisition de BEA. L’information principale : le serveur d’applications Java retenu est celui de BEA. Des éléments du serveur d’Oracle y seront ajoutés (le mapping O/R avec Toplink, par exemple), et les clients de l’offre progicielle d’Oracle n’auront pas à migrer, mais la décision a été prise.

Les ESB seront fusionnés, ainsi que les outils de gestion des processus (BPM) et les gestionnaires d’événements (CEP). Côté développement, les éléments de BEA Workshops seront introduits dans un tout nouveau "Eclipse pack" qui sera fourni gratuitement avec Oracle JDeveloper.

Je ferai bientôt un article avec des précisions complémentaires !

SOA et B2B : Sterling Commerce tente de sortir de la discrétion

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Il y a pire à vendre que la SOA. C’est la SOA pour le B2B. Sterling Commerce en fait l’expérience depuis quelques années. Lire la suite…

JBoss BlackTie ne remplacera pas Tuxedo de si tôt

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Chapeau rouge et cravate noire comme arme anti-Tuxedo, l’image est belle, mais je crains qu’il faille plus pour encourager les entreprises dont les SI reposent sur le moniteur transactionnel de BEA pour bouger vers une offre Open Source.

Reprenons : lors de son JBoss World à Orlando, Red Hat a clamé haut et fort son ambition de devenir un acteur majeur des SOA. A côté de ça, plusieurs initiatives et projets ont été lancés, dont le projet BlackTie, un moniteur transactionnel 100% compatible (pour ne pas dire un clone) avec Tuxedo, la référence du secteur, qui a assis la réputation de sérieux de BEA et lui procure aujourd’hui un confortable revenu récurrent.

Combien ? Difficile de l’estimer précisément. Marc Fleury, citant Alfred Chuang, parle de 150 M$ par an. Dans les rapports financiers de BEA, on peut aussi lire que sur les 6 premiers mois de 2007, les revenus de maintenance et de support (tous produits confondus, et Weblogic doit aussi peser pour une bonne part) ont représenté 373,2 M$ (sur un CA total de 710,5 M$), un chiffre en hausse de 19,8% par rapport à la période équivalente de 2006.

Dans tous les cas, les revenus de maintenance sont une des pépites qu’Oracle pense acquérir en rachetant BEA (cf. mes précédents billets sur BEA). Marc Fleury se réjouit donc à l’avance du bon coup que JBoss, enfin, Red Hat, vient de jouer, en coupant l’herbe sous le pied d’Oracle. Certes. Mais quand on voit justement les difficultés qu’éprouve Red Hat à positionner son middleware Open Source en tant que plateforme d’entreprise pour les SOA, il y a encore du chemin à parcourir d’ici à ce que BlackTie 1) devienne un produit viable et 2) inspire suffisamment confiance à des DSI pour qu’ils acceptent d’y recourir pour remplacer leur Tuxedo.

Oh, oui, je veux bien croire que Tuxedo leur coûte très cher. Mais il a le grand avantage de fonctionner, et constitue à cet égard le socle de nombreux systèmes transactionnels. Ou, pour parler business, toucher à Tuxedo pourrait coûter des millions en cas de souci. Peu de DSI ont franchi ce pas en remplaçant, par exemple, Oracle par du MySQL. Et je ne crois pas que ça change, même si maintenant Sun est derrière. Au mieux, le nombre de grands projets démarrant aujourd’hui et recourant à MySQL devrait augmenter, mais quant à toucher à ce qui fonctionne…

En résumé, bravo pour ce projet communautaire (donc à voir sur jboss.org) de concurrence Open Source, et bon courage pour le diffuser !

BEA-Oracle : l’avis de Massimo Pezzini (Gartner) (bis)

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Suite de la discussion avec Massimo Pezzini, VP Gartner et analyste distingué, que j’avais appelé il y a trois mois lors de l’offre d’achat d’Oracle sur BEA. Maintenant que le conseil d’administration de BEA a accepté l’offre (trois mois de marchandage pour 1,8 Md$ en plus, je dis chapeau), on va pouvoir aller un peu plus dans le concret. Encore que d’ici à ce que l’affaire soit définitivement close, vers cet automne probablement, Oracle ne dévoilera pas grand-chose de ses intentions. Sale période pour les employés de BEA.

Massimo_pezzini_gartner
Interview de Massimo Pezzini, vice-président de Gartner, analyste distingué

Par rapport à notre discussion d’octobre dernier, qu’est-ce qui a changé ?
Ce qui a changé, au fond, c’est juste le prix. La motivation d’Oracle reste la même : gagner des parts de marché. Oracle souhaite devenir beaucoup plus fort face à IBM, et, dans une certaine mesure, aussi contre Microsoft. IBM reste de loin le numéro un, mais dans certains segments, à croissance rapide, comme le BPM ou les ESB, le CA combiné de BEA et d’Oracle dépasse celui d’IBM.
Il y a aussi un autre élément. Quand nous avions discuté en octobre, on évoquait le fait qu’Oracle ait choisi de retirer BEA du marché afin que personne d’autre ne puisse mettre la main dessus. Or, nous avons bien vu que personne d’autre n’était intéressé.

Chez BEA, on a tendance à penser qu’Oracle a certes beaucoup vendu de logiciels, mais dispose de moins de références que BEA. Est-ce une vision juste ?
Eh bien, nul éditeur n’est à l’abri du ‘shelfware’ [logiciel acheté mais restant sur étagère, NDLR]. Mais les seules données objectives dont nous disposons sont celles des revenus, et clairement, Oracle, ces deux à trois dernières années, a significativement augmenté sa part de marché.

Est-il raisonnable d’envisager qu’Oracle crée une branche middleware dirigée par d’anciens de BEA ?
Non, je ne crois pas. Il y aura bien sûr des changements, mais Oracle a des dirigeants qui accompagnent la croissance du middleware depuis plusieurs années, des gens très valables comme Thomas Kurian.

Et au niveau des produits ?
Beaucoup seront mis en mode maintenance, d’autres intégrés au sein de l’offre Oracle. Certains continueront de vivre, des produits comme WebLogic ou Tuxedo qui ont probablement des centaines de milliers de déploiements, ce serait un suicide de les arrêter. D’autres produits sont complémentaires, comme la machine virtuelle Jrockit. Et beaucoup sont en situation de recouvrement. Dans tous les cas, Oracle va devoir prendre des décisions très difficiles.

Dans la mesure où les applications Fusion – l’offre progicielle d’Oracle - sont remaniées de façon à s’appuyer sur le middleware d’Oracle, cela réduit la marge de manœuvre, non ?
Tout à fait, toute la question est là. Il est possible que dans certains cas, Oracle privilégie des produits BEA aux siens, mais les besoins du progiciel prévaudront.

Les clients BEA ont-ils intérêt à acheter maintenant les produits qu’ils convoitaient, ou le mieux pour eux est-il d’attendre de voir ce qui se passe ?
Les clients sont dans une situation classique de ‘wait and see’. Pour des entreprises déjà clientes de BEA, sur WebLogic par exemple, il n’y a pas de raison de paniquer. En revanche, ce serait risqué d’investir maintenant sur des produits récents, comme l’Event Server.

Ce sont les produits les plus récents qui courent le plus de risque ? La gamme Aqualogic, par exemple ?
Pas nécessairement tout dans Aqualogic, le BPM a une énorme base installée, notamment. Mais c’est vrai qu’il y plus de risque. Nous aurons les réponses dans quelques mois, lorsque la transaction aura été approuvée par les instances de régulation du marché.

Oracle-BEA et Sun-MySQL, la concentration continue

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Et voilà, on va déjeuner tranquille, on revient, et hop, BEA a finalement accepté - après moult récriminations et cris d’orfraie (ou de vierges effarouchées (à vrai dire, je n’ai pas d’élément de comparaison…)) - de se vendre à Oracle, pour 8,5 Md$, tandis que Sun fait un bon coup en reprenant MySQL pour un milliard de dollars.

On comprend mieux pourquoi Alfred Chuang, présent hier à Paris à la conférence utilisateurs de BEA, a annulé deux rendez-vous avec de grands clients français. En revanche, impossible d’en savoir plus. Autant Oracle avait très envie de me voir il y a quelques jours pour me raconter à quel point ils sont forts en SOA, autant je me suis pris un joli “no comment” au sujet du rachat. Chez BEA, on garde le silence, mais il est bien évident qu’il règne une certaine nervosité en interne. “Ce qu’on peut espérer, m’a confié quelqu’un, c’est qu’Oracle crée une division middleware.” Une branche dont BEA prendrait le contrôle, un peu comme les gens venus de Mercury ont pris une position avantageuse chez HP Software. Les analystes et spécialistes que j’avais contactés au moment de la première offre d’achat soulignaient en effet que BEA avait une certaine longueur d’avance sur l’offre middleware d’Oracle. Mais il y a aussi une question de politique : où en sont les travaux d’Oracle sur Fusion ? Qu’est-ce qui pourrait à terme être remis en cause ?

Côté Sun, on est bien plus expansif. Déjà, Jonathan Schartz a largement commenté l’annonce sur son blog avant même la traditionnelle conf call pour les analystes et la presse. Et d’ici une heure, j’aurai des haut gradés au téléphone, si vous avez des questions de votre côté ;-)

Les éditeurs d’ETL ne disent pas merci aux brevets logiciels

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Imaginez une boîte qui se dit un jour que, à tout prendre, elle va arrêter de faire de l’argent en vendant du logiciel, et va plutôt prendre de l’argent aux éditeurs de logiciels. Cela vous rappelle quelque chose ? Teilhard Technologies a pris ce virage au début des années 2000 : il fut décidé que la solution d’ETL de Juxtacomm ne servirait plus à intégrer des données mais à engranger des royalties. C’est vrai, quoi, avec des Oracle, IBM, Microsoft, Ascential, Informatica et j’en passe qui font l’effort d’évangéliser le marché, de développer le produit, et de le vendre, pourquoi se casser le popotin à faire de même alors qu’on peut simplement passer un accord de licence (Oracle a accepté) ou réclamer réparation devant une cour américaine ?!

Et promettre ainsi aux actionnaires un modèle de rentabilité exceptionnel…

Vous me direz, vu que le système des brevets logiciels permet ça, pourquoi s’en priver.

C’est moi, ou un jour j’ai cru entendre quelqu’un parler de nécessaire réforme du système des brevets ?

Les détails de l’affaire sur LeMondeInformatique.fr.
Via Groklaw.

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