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Sitôt revenu à Paris, j’ai été happé par la vie parisienne et n’ai pas pu finaliser mes billets sur le TechEd. Donc, pour résumer, exactement comme l’a observé Sami (que je n’ai pas croisé, dommage), niveau annonces d’actu, c’était assez pauvre. J’ai fait cette remarque à un responsable de la Corp, qui m’a dit en rigolant : "tout de même, Visual Studio, cela représente des millions de lignes de code, 1500 développeurs, un projet géré avec Team System, et on le sort à l’heure, c’est plutôt phénoménal pour Microsoft !"

Mais de fait, le TechEd - surtout européen - est traditionnellement plus un lieu pour parfaire ses connaissances sur les technos et pour "networker", pour employer le vocabulaire à la mode. Autrement dit, pour faire connaissance avec un tas de gens intéressants. A cet égard, un merci tout particulier à François Mérand , grâce à qui j’ai pu discuter avec des gens passionnés comme Steve Swartz et son compère Clemens Vasters ou Pascal Recchia .

Et puis c’est aussi l’occasion de petits plaisirs, comme lorsque des gens de Microsoft se fâchent tout rouge quand HTC sort son communiqué de presse encensant l’initiative Android de Google et présentant son propre appareil . Ou quand on leur apprend que même des gens de la Corp sont accros à l’iPhone. Ou quand ils ne veulent pas confirmer que Silverlight sera la réponse de Microsoft à cette nouvelle génération d’interfaces pour téléphones mobiles. Réponse officielle, laconique (après quelques Mojitos) : "Il y a eu une démo au Mix"… La voici , sur le blog de Scott Holden, responsable de l’équipe .Net Compact Framework. Franchement, on voit mal comment Microsoft pourrait ne pas pousser Silverlight sur mobile, d’autant que cela ouvrirait la porte des mobiles à des légions entières de développeurs .Net, et procurerait un immense marché potentiel pour sa gamme d’outils Expression.

TechEd jour 3 : Volta encore dans les limbes

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Alerté par Didier Girard , notre expert français à nous qu’on a sur GWT, et par Sami ‘gourou .Net’ Jaber , sur Volta, j’ai profité de ma présence au TechEd pour me lancer sur la piste de cette idée prometteuse : un modèle de développement retardant le plus possible l’exploitation des spécificités d’une plateforme. Le but, comme l’explique Erik Meijer, inventeur du concept, dans un PDF , est "democratize the clouds", autrement dit permettre à tous les développeurs d’écrire simplement des applications distribuées.

Hélas, un email à Erik Meijer et des discussions successives avec des responsables Corp de Microsoft m’ont confirmé qu’il ne s’agissait encore que d’un projet de recherche, connu de quelques responsables seulement dans la division développeurs. Maintenant, si "la communauté des développeurs", si chère à Soma, harcelait Microsoft sur le sujet, l’idée pourrait véritablement émerger et au moins faire l’objet de discussions ouvertes.

TechEd jour 2 (suite) : Sync Framework a-t-il une perspective SOA ?

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A s’en tenir aux premières déclarations de Microsoft concernant Sync Framework , on pouvait penser que l’éditeur tenait là le moyen de combler un trou dans son offre SOA : la gestion des données de référence. Mais en y regardant de plus près, Sync Framework est surtout un mécanisme de réplication offrant un certain niveau de sophistication. Oh, il est par bien des aspects rustiques (il faudra écrire son propre mécanisme de notification si on en souhaite un, il faudra qu’une base de données sache quelles données elle doit exposer…), mais clairement cela va beaucoup plus loin que ce qui était proposé jusqu’à présent.

Heureusement, au TechEd, on a du monde sous la main. J’ai donc demandé à François Ajenstat (responsable du groupe données et stockage) et Philip Vaughn (groupe réplication et synchronisation), d’imaginer une solution où le Sync Framework permettrait de rassembler dans une base des données issues de diverses bases transactionnelles à des fins d’analyse en temps quasi-réel (par opposition, donc, à une solution où un ETL ferait ce travail en batch dans la nuit, pour une analyse sur des données de la veille). Réponse de Philip : il faudrait d’abord que chaque base dispose d’un système suffisamment élaboré pour exposer les données à synchroniser. Réponse de François : pourquoi ne pas se reposer sur un workflow orchestré par Biztalk ?

La perspective SOA (ou, pour être plus précis, MDM et/ou EII), ce sera donc pour plus tard. Peut-être que cela fait partie d’Oslo , le vaste programme d’investissement dans les SOA que Microsoft vient d’annoncer, et dont aucun speaker ici ne veut parler. Forcément, c’est tellement vaste et important et… peu précis et loin…

TechEd jour 2 : où sont les femmes ?

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Sp_a0490 Quelle est la répartition hommes / femmes dans un événement comme le TechEd ? Un indice : cet endroit normalement dévolu à ces dames à été "réalloué", comme on dit en IT…

Quand on pense que Soma a entamé son discours hier par un "ladies & gentlemen"…

TechEd Jour 1 (suite) : cohérence produits et éclatement des conférences

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J’ai assisté, cet après-midi, enfin à l’heure de la sieste (un véritable pousse-au-crime, surtout quand c’est Soma qui fait le keynote ), au discours d’ouverture de Sivaramakichenane Somasegar , corporate VP, division développeurs. (Allez savoir pourquoi, tout le monde ici l’appelle Soma.) J’ai sagement noté que Microsoft offrait plusieurs gammes d’outils de développement selon les publics visés, mais que le tout formait un ensemble cohérent ("consistent programming model", dans le texte).

J’en ai discuté ensuite avec Henry Peyret, analyste senior chez Forrester, croisé dans les couloirs. Pour lui, il manque encore un chaînon, entre le non-développeur utilisant Popfly et le programmeur attaché à son Visual Studio. Apparemment, un cadre de chez Microsoft lui aurait donné raison : il devrait y avoir d’ici quelque temps un outil intermédiaire. Peut-être un studio issu de celui de Biztalk, permettant à des utilisateurs qu’on pourrait qualifier de ‘power users’ de créer leurs propres enchaînements de services ?

Cela pose une autre question. Avec ce grand écart réalisé par l’éditeur, à qui s’adresse désormais le TechEd ? Au développeur pur et dur, serait-on tenté de répondre. Surtout que les architectes et autres amateurs de middleware ont des conférences spécifiques pour les problématiques SOA et BPM, et que les créatifs, utilisateurs d’Expression Studio, ont dorénavant leur Mix . Certes. Mais comment faire l’impasse ici sur Biztalk ou sur le duo Expression Studio / Silverlight ? Impossible. Je sais que je vais jouer au vieux con en disant ça, mais j’aimais bien quand en un seul TechEd, on pouvait faire le point sur les développements de Visual Studio, d’Office, de SQL Server, de Windows… C’est à l’aune de ce gigantisme qu’on mesure l’importance que Microsoft a acquise dans les solutions d’entreprise. Au risque d’avoir de plus en plus de mal à assurer cette fameuse cohérence d’un bout à l’autre.

Microsoft Tech’Ed, jour 1

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Hola, que tal ? Pardonne-moi, cher lecteur, cette familiarité, j’essaie simplement d’utiliser le peu d’espagnol que je connais (et encore, sans les accents…) pour te mettre dans l’ambiance : je suis actuellement à Barcelone, au Tech’Ed de Microsoft, sa conférence développeurs. Alors, oui, je sais pour l’ambiance, il pourrait y avoir mieux, comme une photo de jolies Barcelonaises défilant sur les ramblas. Manque de pot, je suis au centre de conférence et, la brume venant de se lever, on commence juste à voir qu’on est au bord de la mer. Donc ami lecteur, il faudra pour le moment te contenter de ça.

Laissez-moi toutefois (allez, soyons fou, employons le pluriel en supposant que vous soyez encore plusieurs lecteurs après ce premier paragraphe extrêmement décevant) vous narrer ma rencontre de ce matin. J’ai discuté trois quarts d’heure avec Colin Miller, un ingénieur de Microsoft dont les travaux sont passés il y a quelques mois de la partie Recherche à la partie Développement. Pour le bien décrire, commençons par dire qu’il s’agit d’un passionné. Enfin disons que c’est l’impression qu’il dégage, mais tout de même, je crois que personne de normalement constitué n’arborerait cette immonde montre Microsoft au poignet sauf à vraiment nourrir une passion pour ces objets… Vous vous souvenez de Spot (Smart personal object technology) ? C’était lui, et il y croit encore.

En l’occurrence, son projet .Net Micro Framework vise à intégrer un substrat de .Net dans le maximum d’objets électroniques, afin 1) de pouvoir écrire des applications pour ces équipements avec Visual Studio, et 2) de faire en sorte que ces objets puissent communiquer directement entre eux. Cela m’a beaucoup rappelé Jini, un concept défendu il y a quelques années par Bill Joy (fin 98, début 99), un des pères de Java chez Sun. Il s’agissait de protocoles de communication en Java, mais l’idée était vraiment la même. Et personne n’en a vraiment entendu parler par la suite. Avait-il raison avant l’heure ? "Oui", m’a répondu Colin Miller.

Je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien quand Microsoft reconnaît que Sun était visionnaire ;-)